Amine Harit a seulement 29 ans, mais son histoire à l’OM ressemble déjà à celle d’un vétéran. Arrivé à Marseille à l’été 2021, le Marocain est désormais le plus ancien élément du groupe. Entre-temps, il a connu sept entraîneurs, plusieurs statuts très différents, une blessure majeure et même un départ temporaire en Turquie.
Du chouchou de Tudor à l’indésirable
Son aventure marseillaise a rarement suivi une ligne droite. Jorge Sampaoli l’avait d’abord utilisé avec parcimonie avant de reconnaître qu’il avait sous-estimé son apport. Avec Igor Tudor, l’histoire avait pris une autre dimension. Son frère Bader raconte qu’Amine était « à un milliard pour cent pour lui ».
Puis tout s’est brutalement interrompu à Monaco en novembre 2022. Harit s’est gravement blessé au genou juste avant le Mondial. « J’ai vu une autre facette de mon frère après sa blessure, un combattant », témoigne Bader.
Parti, puis revenu une fois de plus
La suite n’a pas été beaucoup plus tranquille. Harit a connu l’épopée européenne avec Pierre-Emerick Aubameyang, puis une période presque blanche sous Roberto De Zerbi après son expulsion contre le PSG et de nouveaux soucis physiques.
Un passage à Basaksehir sous Nuri Sahin l’a ensuite relancé. « On l’a retapé physiquement, puis Amine s’est régalé », raconte l’entraîneur turc.
Le voilà désormais de retour à Marseille pour sa dernière année de contrat, avec une place retrouvée dans l’équipe de Bruno Genesio. Après cinq ans d’une aventure faite de sommets, de ruptures et de retours inattendus, Harit est encore là. À l’OM, c’est presque une performance en soi.

