L’OM s’est fixé un horizon : deux ans. Selon le JDD, le club s’accorde jusqu’en 2028 pour retrouver une situation financière plus saine et redevenir compétitif sur le terrain. Un redressement voulu par Frank McCourt, que Stéphane Richard, devenu président après le départ de Pablo Longoria, doit désormais piloter.
Un déficit qui explique la prudence
Le point de départ est un constat sévère. Le club aurait affiché un déficit de 105 millions d’euros en 2025, et McCourt aurait injecté plus de 700 millions depuis son arrivée en 2016, sans vouloir continuer à combler indéfiniment les pertes. Le chiffre exact varie selon les décomptes, mais l’ordre de grandeur suffit à expliquer le changement de ton à la direction.
Le plan repose sur trois leviers : réduire les dépenses, développer de nouvelles sources de revenus et réorganiser l’organigramme. L’arrivée d’Adidas dès l’été 2027, pour un contrat estimé entre 32 et 35 millions d’euros par an, et la recherche d’un actionnaire minoritaire entrent dans cette logique. Le club doit aussi passer devant la DNCG entre la fin novembre et le début décembre, une échéance qui pèsera sur chaque décision.
Un centre d’entraînement et la formation en pivot
Deuxième pilier : un nouveau centre d’entraînement, estimé à 70 millions d’euros et situé possiblement à Trets, selon des propos de Stéphane Richard à l’AFP. Rien n’est confirmé officiellement, et le financement reste à boucler. La formation devient l’autre axe majeur : les départs de Robinio Vaz et de Darryl Bakola auraient rapporté plus de 35 millions d’euros, et un dirigeant le résume ainsi : « Former les talents de demain est devenu une nécessité sportive et économique. » Dans ce schéma, des jeunes comme Valero, Malanda ou Baha deviennent des actifs autant que des promesses.
Reste à savoir si deux ans suffiront. Le calendrier est serré, avec la DNCG en vue, une contestation qui s’exprime dans les tribunes et un mercato hivernal sous contrainte. Le plan de Richard et de McCourt a le mérite de la clarté, mais sa crédibilité se jouera sur des décisions concrètes plus que sur un horizon affiché.

