Battue à Rennes vendredi soir, l’équipe de Bruno Genesio ne compte que trois points après quatre journées de Ligue 1. L’OM a perdu trois rencontres et se retrouve déjà éloigné du rythme attendu. Cette entame inquiétante possède néanmoins plusieurs précédents récents, dont les dénouements interdisent encore de condamner définitivement la saison marseillaise.
Gerets avait complètement renversé la situation
En 2007-2008, Marseille avait également attendu la cinquième journée pour dépasser les trois points. Albert Emon avait finalement été remplacé par Éric Gerets, qui avait conduit l’équipe à la troisième place et en Ligue des champions. Cette remontée constitue le scénario le plus encourageant parmi les trois précédents recensés par L’Équipe.
Les deux autres références sont nettement moins rassurantes. En 2011-2012, l’OM de Didier Deschamps avait terminé dixième après un début identique et une longue série sans victoire, malgré une Coupe de la Ligue. Quatre ans plus tard, le départ de Marcelo Bielsa avait ouvert une saison chaotique, achevée à la treizième place sous la direction de plusieurs entraîneurs.
Genesio doit éviter l’installation d’une crise
Ces exemples montrent que le retard actuel reste réparable, mais seulement si Marseille retrouve rapidement de la stabilité. Gerets avait bénéficié d’un groupe assez fort pour rebondir, tandis que les saisons 2011-2012 et 2015-2016 avaient été emportées par les tensions internes. Genesio connaît donc le véritable enjeu des prochaines semaines : empêcher les défaites de transformer un démarrage raté en crise durable.

