L’OM n’avait pas bâti une équipe de stars pour retrouver l’élite en 1996. Encore marqué par sa rétrogradation administrative, le club s’était appuyé sur quelques joueurs expérimentés et plusieurs éléments issus de sa formation. Cette association avait terminé deuxième de deuxième division derrière Caen et replacé Marseille parmi les grands.
Échouafni n’a pas oublié la remontée de l’OM
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Olivier Échouafni désigne cette remontée comme son meilleur souvenir olympien. Le milieu avait rejoint un vestiaire où figuraient Manuel Amoros, Bernard Casoni, Jean-Philippe Durand, Tony Cascarino et Marcel Dib. Autour d’eux apparaissait une nouvelle génération de Minots, avec notamment Jean-Christophe Marquet, Marc Libbra, Hamada Jambay, Cyril Asuar et Jérôme Alonzo.
Cette équipe ne reposait pas sur une accumulation de vedettes. Son équilibre venait de la transmission entre des cadres aguerris et des jeunes confrontés très tôt à l’obligation de remettre le club à sa place. Marseille avait obtenu 80 points en 42 rencontres, avec 23 victoires, 11 matches nuls et huit défaites.
Un souvenir entretenu par les supporters
Échouafni constate encore aujourd’hui la place particulière occupée par cette saison. Lorsqu’il revient à Marseille, des supporters lui parlent toujours de cette remontée. La reconnaissance dépasse donc le palmarès individuel ou la durée de son passage. Cette génération a rendu au club son statut sportif dans une période fragile. Trente ans plus tard, son souvenir rappelle surtout qu’une équipe marseillaise peut marquer durablement sans disposer des noms les plus prestigieux.

