Frank McCourt n’était pas au Vélodrome pour le Classique entre l’OM et le PSG. Mais son absence n’était pas la seule à se remarquer en tribune d’honneur. Selon L’Équipe, aucun membre de sa garde rapprochée n’y avait pris place, pas même Shéhérazade Semsar-de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance. Une chaise vide peut passer inaperçue ; l’absence de tout un entourage, beaucoup moins.
Une absence qui tombe au pire moment
Le constat résonne avec la frustration de Bruno Genesio. L’entraîneur marseillais aimerait que le propriétaire explique lui-même la situation du club, marquée par les restrictions financières. « Il faut peut-être expliquer les choses plus clairement. Et ce n’est pas à moi de le faire », avait-il lancé après le match contre Rennes. Pour l’heure, McCourt ne prévoit pas de prise de parole publique : la communication reste assurée par le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi.
Faut-il voir dans ces absences une volonté d’éviter les supporters ou une conséquence des relations tendues avec les instances et le PSG ? Ce sont des hypothèses évoquées par le journal, pas des explications confirmées par McCourt ou son entourage. Le propriétaire s’était déjà rendu à plusieurs Classiques. Cette fois, il a manqué une rencontre où sa présence aurait forcément été scrutée.
Genesio attend toujours une réponse
La victoire contre le rival parisien aurait pu, au moins provisoirement, alléger l’atmosphère. La défaite laisse au contraire Genesio face aux mêmes questions sur l’avenir de l’OM. McCourt n’a pas besoin d’être en tribune pour diriger le club. Mais tandis que son entraîneur réclame une explication venue d’en haut, cette absence collective rend la distance entre le propriétaire et le terrain particulièrement visible.

