La coupure internationale devait offrir un peu d’air à l’OM. Après un début de saison marqué par cinq défaites consécutives et un effectif déjà très limité, Bruno Genesio comptait sur ces trois semaines pour récupérer plusieurs éléments et préparer la reprise dans de meilleures conditions. La réalité a été beaucoup moins favorable.
Trois joueurs ont notamment rejoint l’infirmerie pendant cette période : Derek Cornelius, sérieusement touché à la hanche avec le Canada, Amine Gouiri, revenu prématurément après une gêne à la cuisse avec l’Algérie, et Himad Abdelli, sorti blessé à la cheville contre le Burundi.
Cornelius, le coup le plus dur
Le cas de Cornelius est de loin le plus préoccupant. Le défenseur canadien ne devrait pas rejouer avant le début de l’année 2027. Touché lors d’un entraînement en sélection, il ne sera pas opéré mais devrait manquer environ trois mois.
Pour Gouiri, les premières nouvelles sont plus rassurantes. L’attaquant souffre d’une gêne musculaire à la cuisse et son retour à Marseille a surtout été décidé par précaution. Il reste, pour l’instant, espéré pour la reprise contre Troyes le 11 octobre.
Abdelli ajoute en revanche une nouvelle incertitude. Touché après un tacle contre le Burundi, l’international algérien a quitté le terrain avant la pause en boitant. Des examens doivent préciser la nature exacte de sa blessure.
Quelques retours, mais pas le scénario espéré
Tout n’est pas négatif pour Genesio. Tochukwu Nnadi a retrouvé les séances après avoir finalement choisi de ne pas être opéré du ménisque, tandis que Geoffrey Kondogbia doit reprendre début octobre. Amine Harit, lui aussi freiné par une gêne musculaire, ne devrait pas être absent très longtemps.
Mais le bilan général reste frustrant. L’OM devait utiliser cette trêve pour reconstituer un groupe déjà trop court. Au lieu de cela, le club a perdu Cornelius pour plusieurs mois et récupère deux internationaux avec des pépins physiques supplémentaires.
Le timing est d’autant plus mauvais que Marseille va bientôt entrer dans une séquence particulièrement dense, avec huit matches en 29 jours.
La trêve devait donc permettre à Genesio de réparer son effectif. Elle lui rend finalement un groupe qui reste fragile, et même un peu plus abîmé qu’avant.

