L’OM n’a pas profité de la trêve internationale pour retrouver le chemin de la victoire. Opposés à Montpellier au stade Francis-Turcan de Martigues, les Marseillais se sont inclinés en fin de rencontre (0-1). Ce résultat obtenu à huis clos, sans diffusion ni journalistes, ne permet aucune analyse sérieuse du contenu. La composition choisie par Bruno Genesio révèle néanmoins la véritable finalité de ce rendez-vous.
Genesio cherchait son 15e homme
D’après Le Phocéen, le staff voulait identifier un joueur susceptible de devenir un 15e, 16e ou 17e homme fiable. Autrement dit, une solution capable de disputer les vingt dernières minutes d’un match ou de remplacer ponctuellement un cadre lorsque le calendrier se resserre. Cette recherche traduit le problème actuel de Genesio : son effectif existe numériquement, mais sa rotation demeure beaucoup plus réduite.
Alexi Koum, Nouhoum Kamissoko et Keyliane Abdallah ont commencé la rencontre. Bamo Meïté a également bénéficié de temps de jeu, tandis qu’Ugo El Kadmiri, Jephthé Malanda, Hilan Hamzaoui et Adam El Boughlamy ont été lancés après la pause. Aucun élément public ne permet cependant d’affirmer que l’un d’eux a nettement devancé les autres. Le match devait établir une hiérarchie ; il n’a, pour l’instant, livré aucun vainqueur identifiable.
Une rotation toujours trop courte à l’OM
Ce constat prend de l’importance avant une série de huit rencontres en un mois. Genesio devra ménager ses titulaires, composer avec les blessures et éviter que les mêmes joueurs accumulent les minutes. L’amical contre Montpellier ne servait donc pas seulement à maintenir le rythme : il devait fournir de nouvelles ressources au groupe professionnel. La défaite restera anecdotique si un joueur gagne durablement la confiance du staff. Pour le moment, cette doublure fiable que cherche Genesio n’a toujours pas de visage.

