En France, Enzo Francescoli reste naturellement associé à l’Olympique de Marseille. L’Uruguayen a porté le maillot marseillais avant de poursuivre sa carrière en Italie. Mais à lire l’entretien qu’il a accordé à La Gazzetta dello Sport, un autre club européen semble avoir laissé une empreinte encore plus profonde.
Cagliari occupe une place à part
Francescoli ne cache rien de son attachement à la Sardaigne. « Une part indélébile de mon cœur appartiendra toujours à Cagliari », explique-t-il, avant d’aller encore plus loin : « En Sardaigne, j’ai laissé un morceau de mon âme. »
L’ancien numéro 10 évoque aussi « la chaleur des gens, la mer, les journées à la plage en famille » et qualifie cette période d’« expérience féerique ». Son lien avec l’île s’est même prolongé bien après sa carrière puisque son fils Marco a épousé une Sarde et que sa petite-fille Bianca est italienne. Francescoli affirme d’ailleurs revenir chaque année à Cagliari.
Ranieri, Mazzone et une histoire devenue familiale
Ses souvenirs sportifs renforcent encore cet attachement. Claudio Ranieri avait insisté pour le recruter et l’avait protégé lors de ses débuts difficiles. Carlo Mazzone, lui, l’a marqué par son exigence et sa capacité à pousser son équipe à ne jamais renoncer.
Cagliari a donc représenté bien davantage qu’une simple étape après Marseille. Francescoli y a trouvé une seconde maison et y a vécu notamment la qualification historique pour la Coupe UEFA en 1993.
Une déclaration qui pourrait presque briser le cœur de Zinédine Zidane. L’ancien numéro 10 des Bleus a toujours considéré Francescoli comme son idole absolue, au point de prénommer son fils aîné Enzo. Mais dans le cœur européen de son héros, c’est bien la Sardaigne qui semble aujourd’hui occuper la place la plus particulière.

