Le Vélodrome attend une réponse, et il n’attendra pas longtemps. Dimanche à 17h15, l’OM reçoit Le Havre pour la 8e journée de Ligue 1, trois jours après la défaite à Graz, la troisième en trois matchs de Ligue Europa, et une semaine après le 5-2 à Angers. Le match a été maintenu à son horaire malgré le report de PSG-OL, et Clément Turpin sera à l’arbitrage.
Un adversaire en difficulté
Sur le papier, le calendrier est favorable. Le Havre est dernier du classement avec 2 points, n’a toujours pas gagné cette saison et reste sur trois défaites : 2-3 contre Toulouse, 0-1 contre Lille et 1-3 contre Auxerre. Marseille, 10e avec 9 points, a l’occasion de se relancer avant de retrouver l’Europe.
Mais l’ambiance sera particulière. Le virage Nord reste fermé après la sanction de la LFP, et les supporters, qui ont dialogué avec les joueurs à Graz, attendent un autre visage. Genesio a reconnu avoir eu « un peu d’appréhension » en signant, en tant qu’ancien Lyonnais, et que les supporters l’apprécient « en tout cas pour l’instant ».
Des absences et un onze à confirmer
Côté effectif, Derek Cornelius reste absent, et le cas d’Alexi Koum est à confirmer selon les sources. Faris Moumbagna est aussi incertain selon une source. Le point médical dressé par Genesio a toutefois été jugé rassurant. Les compositions probables annoncent notamment le retour de Pierre-Emile Højbjerg au milieu, aux côtés de Tochukwu Nnadi, et un trio Harit-Abdelli-Paixão derrière Amine Gouiri.
Le technicien a promis de se remettre en question, et c’est dans ses choix que se jouera la première réponse. Après les critiques sur l’engagement, l’agressivité sera le premier test, avant même l’efficacité. Contre un adversaire qui n’a pas encore gagné, une victoire ne règle rien, mais une contre-performance relancerait aussitôt le débat. Le public vient aussi chercher un signe. Ces dernières semaines ont alterné un succès à Angers et des soirées européennes ratées, ce qui rend toute lecture difficile : la régularité est devenue le principal manque de l’équipe, comme Genesio l’a lui-même relevé en évoquant des comportements qui varient d’un match à l’autre.

