Le Havre est reparti du Vélodrome avec trois buts, et avec le sentiment de n’avoir pas tout eu. Deux penaltys ont été réclamés par les Normands dans la fin de match folle de dimanche (4-3 pour l’OM), et Clément Turpin n’a sifflé ni l’un ni l’autre. Ce mercredi, la Direction de l’arbitrage (DTA) a rendu son verdict : l’arbitre ne s’est pas trompé.
Nnadi : une main qui n’en était peut-être pas une
Première image, celle de Tochukwu Nnadi dans le temps additionnel, à la 95e minute. Le ballon semble avoir touché le haut de son corps, vers l’aisselle. Selon la DTA, les images ne montrent pas de contact clair avec le bras. Sans erreur manifeste, la VAR n’intervient pas, et la décision de terrain reste valable.
Le cas de Neal Maupay est plus subtil. L’attaquant joue d’abord le ballon du pied, qui rebondit ensuite sur sa main droite. La DTA estime que la main se trouvait dans une position naturelle, sans mouvement net vers le ballon, ce qui rend la faute non sanctionnable au regard des Lois du jeu. Le contact existe donc bel et bien, mais le geste volontaire, lui, fait défaut.
Digard ne lâche pas l’affaire
Didier Digard avait contesté la décision sur Maupay après le match, et ce verdict ne devrait pas l’apaiser. Sur le plan réglementaire, le dossier est clos. Sur le plan sportif, il laisse un goût amer à un Havre qui était revenu de 4-0 à 4-3 et pouvait légitimement croire à l’égalisation.
Pour l’OM, la décision évite un feuilleton arbitral qui aurait masqué le vrai sujet du week-end : un scénario qui a failli tourner à la catastrophe, et dont les jeunes remplaçants ont déjà payé le prix en interne.
Deux mains, une même réponse : sur cette fin de match, la DTA donne raison à Turpin, et c’est le Vélodrome qui respire.

