Pendant près d’une heure, l’OM a joué le match parfait. Egan-Riley a ouvert le score de la tête dès la 5e minute sur une passe d’Emerson, Weah a doublé la mise à la 33e, Paixão a marqué à la 50e sur une passe de Gouiri, puis Abdelli a signé le 4-0 à la 55e. À ce moment, le Vélodrome croit tenir une soirée tranquille.
Un match plié, en apparence
Le contrôle est total pendant plus de soixante-dix minutes. Les notes de la rencontre saluent Abdelli (7 à 8 sur 10), Paixão et Weah, tandis que l’OM déroule face à un Havre dernier du championnat. L’équipe avait aussi retrouvé de l’efficacité devant le but, après le zéro pointé à Graz où elle n’avait cadré qu’une seule frappe.
Puis le scénario bascule. À la 77e minute, Josh Maja réduit l’écart sur penalty. Neuf minutes plus tard, Lamine Ndiaye marque le deuxième but havrais, et à la 89e Maja signe le troisième. En douze minutes, l’OM passe d’un avantage de quatre buts à une victoire arrachée sur le fil. Entre la 77e et la 83e minute, Genesio a procédé à plusieurs changements : Abdallah et Maupay, puis Gomes et Kamissoko, avant l’entrée de Garcia à la 90e.
Les raisons d’un relâchement
Les explications sont nombreuses. Un bilan souligne l’espace laissé devant la défense en fin de match, avec des notes très basses pour De Lange et Nnadi. Abdelli, Harit et Genesio ont tous parlé de concentration et d’engagement : « Même en menant 4-0, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer », a rappelé Harit, qui y voit « une bonne piqûre de rappel ».
Le débat arbitral s’est aussi invité. Didier Digard, l’entraîneur havrais, estime qu’une main de Nnadi aurait dû être sanctionnée en fin de match : « Pour moi, il y a main. Il n’y a rien de clair avec le règlement. » Clément Turpin aurait évoqué un contact préalable avec la hanche. Au final, la victoire permet à l’OM de remonter à la huitième place, mais la fin de match laisse un goût amer, et un vrai sujet de travail pour Genesio : savoir gérer un avantage.

