Cette fois, l’OM a conservé ses deux buts d’avance jusqu’au bout. Une semaine après avoir tremblé contre Le Havre malgré un avantage de quatre buts, Marseille a battu Toulouse (2-0), ce dimanche au Vélodrome. Le score raconte toutefois assez mal les difficultés rencontrées après la pause. Pour prolonger leur série, les Olympiens ont eu besoin d’un excellent Jeffrey De Lange, décisif à plusieurs reprises. Les voilà sixièmes, à cinq points du PSG : leur début de saison raté pèse moins lourd, même si tout n’est pas encore réglé.
Gouiri et Harit lancent idéalement l’OM
Marseille avait pourtant réuni très vite les conditions d’une soirée tranquille. Dès la première minute, une relance approximative de Guillaume Restes permettait à Gouiri de servir Harit. Le Marocain concluait d’un extérieur du droit. Passeur, Gouiri devenait ensuite buteur sur une remise de Paixão, avec une frappe croisée à ras de terre depuis l’entrée de la surface (25e). Les projections marseillaises faisaient mal, et les joueurs offensifs confirmaient leurs bonnes dispositions.
L’OM aurait même pu creuser davantage l’écart. Abdelli tentait un lob après avoir récupéré le ballon dans les pieds de Nicolaisen, puis Restes repoussait une tête d’Aguerd (42e). Mais Toulouse avait déjà envoyé plusieurs avertissements. De Lange intervenait devant Jörgensen, avant un sauvetage de la tête de Nnadi face à Tengstedt (12e). Le gardien néerlandais remportait aussi son duel avec Russell-Rowe (39e). La sortie sur blessure d’Emerson, remplacé par Garcia au quart d’heure de jeu, constituait l’autre contrariété de cette première période.
De Lange protège une victoire encore fragile
Au retour des vestiaires, le portier marseillais prenait une place grandissante dans la rencontre. Ses interventions successives (48e, 58e, 64e) maintenaient Toulouse à distance. Après sa prestation inquiétante contre Le Havre, cette soirée lui fera du bien. Elle rappelle aussi combien l’OM reste exposé : les espaces laissés aux visiteurs imposaient à De Lange de réussir bien davantage qu’un match de gestion. Devant, Paixão touchait le poteau de la tête (59e), puis Gouiri manquait le cadre.
Les deux buts toulousains refusés pour hors-jeu, à Tengstedt (68e) puis à Hidalgo (77e), entretenaient encore la tension. Marseille a tenu, sans retrouver une véritable maîtrise. Bruno Génésio pourra apprécier ces quatre victoires consécutives en championnat et ce match sans encaisser. Il disposera aussi d’images très concrètes pour travailler le déséquilibre qu’il évoquait avant la rencontre. L’OM gagne désormais avec régularité ; il lui reste à moins dépendre des interventions de son gardien pour préserver ses avances.

