Avant jeudi soir, le calcul de l’OM en Ligue Europa tenait en une ligne : zéro point, dernière place. Après la victoire 1-0 à Leverkusen, la lecture est plus nuancée, et la qualification redevient une hypothèse sérieuse, même si elle n’a rien d’acquise.
Ce que le succès modifie vraiment
Le premier changement est comptable. Marseille passe de la 36e à la 31e place, avec trois points. Le Sturm Graz, qui ferme la marche des qualifiés pour les barrages à la 24e place, n’a plus qu’un point d’avance. Opta estime désormais à 60,4 % les chances de l’OM de terminer dans le top 24, alors que le club partait de la dernière place.
Genesio l’a résumé ainsi : « Au niveau comptable, ça nous relance complètement, on a encore quatre matchs à jouer, dont trois à domicile. » Ses propres repères d’avant-match restent valables : neuf points, « ça risque d’être juste », dix ou onze, « c’est jouable ». Il manque donc au moins six points à l’OM pour atteindre le bas de la fourchette, soit deux victoires sur les quatre rencontres restantes, et la marge d’erreur est quasi inexistante.
Un calendrier à lire avec prudence
Sur le papier, la configuration est favorable : Levski Sofia le 26 novembre, le Celta Vigo et Anderlecht au Vélodrome, puis un déplacement au Celtic pour clore la phase de ligue. Mais une seule victoire ne fait pas une série, et l’OM n’a pas encore montré en Europe qu’il savait enchaîner. Avant Leverkusen, il restait sur trois défaites et un seul but marqué dans la compétition, ce qui impose de rester mesuré sur la portée réelle de ce premier succès.
Le technicien marseillais a d’ailleurs voulu calmer l’enthousiasme. Il estime qu’il faut apprécier la victoire tout en restant prudent, et comprendre l’origine du retournement. L’élément le plus tangible est défensif : le premier clean sheet de la campagne européenne, le deuxième en deux matches toutes compétitions confondues. Si cette rigueur se confirme à Lens dimanche puis à Marseille, le calcul de l’OM pourrait vraiment changer de nature.

