Bruno Genesio refuse de parler de révolution à l’OM. Malgré des résultats décevants et une équipe encore fragile, l’entraîneur assure vouloir préserver les principes travaillés depuis son arrivée. « Il y a des petits ajustements tactiques à faire, mais il n’y aura pas de révolution », a-t-il prévenu. Derrière cette continuité, un changement important commence pourtant à se dessiner.
Un choix déterminant pour l’équilibre de l’OM
Les Marseillais ont revu en vidéo leurs difficultés défensives, leurs transitions et leur placement offensif. L’enjeu consiste désormais à choisir entre un pressing collectif ambitieux et un bloc compact positionné plus bas. Cette deuxième solution permettrait de réduire les espaces, de protéger une charnière encore récente et de moins exposer une équipe qui souffre dès que les courses à haute intensité se multiplient.
Genesio ne compte toutefois pas bouleverser son 4-2-3-1. Selon les informations de L’Équipe, une défense à trois n’a jamais été testée à l’entraînement et ne devrait pas être improvisée dans l’urgence. Le technicien préfère agir sur la hauteur du bloc, la coordination du pressing et la gestion des moments faibles plutôt que modifier entièrement son organisation.
Genesio contraint de devenir plus prudent
Ce choix ressemble malgré tout à un infléchissement. L’OM voulait imposer une pression constante et défendre en avançant ; il pourrait désormais accepter de reculer pour retrouver de la stabilité. Les nombreuses absences et le manque de concurrence à plusieurs postes limitent les possibilités de Genesio. Son discours reste donc celui de la continuité, mais son équipe pourrait présenter un visage plus prudent. Si ce nouveau pragmatisme fonctionne, il parlera d’ajustement. Dans le cas contraire, ses premières certitudes risquent rapidement de voler en éclats, à l’entame d’une semaine où l’OM affrontera coup sur coup Rennes, Besiktas et le PSG.

