Bruno Genesio répète qu’il n’y aura pas de révolution immédiate à Marseille. Le calendrier peut pourtant accélérer beaucoup de choses. L’OM va successivement se déplacer à Rennes, découvrir la Ligue Europa à Istanbul contre Besiktas puis recevoir le PSG, avec un effectif réduit et plusieurs automatismes encore à construire.
Trois matches pour tester la méthode
Après deux défaites en trois journées de Ligue 1, Genesio continue de miser sur la cohésion et les ajustements progressifs. L’Équipe explique que son onze comporte déjà au moins huit places presque verrouillées, parfois faute de concurrence suffisante. Le coach dispose donc de peu de marge pour modifier profondément son équipe sans changer son organisation.
Cette séquence donnera néanmoins des réponses rapides. Rennes testera la capacité de l’OM à mieux gérer les transitions, Besiktas imposera un premier déplacement européen exigeant, puis le PSG offrira un rendez-vous d’une tout autre intensité. Trois contextes différents pour mesurer les progrès d’un groupe encore en construction.
Genesio sait qu’il ne pourra pas attendre indéfiniment
L’entraîneur affirme ne pas être du genre à s’entêter. Pour l’instant, il juge prématuré d’abandonner les principes travaillés durant l’été. Mais il reconnaît aussi le besoin immédiat de résultats. Si les difficultés persistent au terme de cette séquence, la question d’évolutions plus importantes, dans le système comme dans la hiérarchie, deviendra forcément beaucoup plus pressante.

