L’Olympique de Marseille poursuit sa cure d’économies après un mercato consacré aux ventes. La direction négocie avec des cadres afin de remodeler leurs rémunérations et d’atteindre l’objectif de masse salariale présenté à la DNCG. Deux joueurs importants n’ont cependant pas accepté l’effort demandé, compliquant la mission confiée à Grégory Lorenzi.
Kondogbia et Harit ferment la porte
Geoffrey Kondogbia et Amine Harit ont décliné la proposition marseillaise, selon L’Équipe. Les deux hommes considèrent avoir déjà consenti des aménagements par le passé et ne souhaitent pas aller plus loin. Leur refus ne constitue pas une rupture de contrat ni un désir de départ, mais ferme l’une des solutions envisagées par l’OM pour réduire rapidement ses charges.
Tous les cadres n’ont pas la même position. Pierre-Emile Højbjerg serait disposé à abandonner une partie de son salaire, estimé parmi les plus élevés de l’effectif. Nayef Aguerd aurait, lui, accepté de différer une fraction de sa rémunération. Ces réponses différentes illustrent la difficulté du chantier : baisse définitive, étalement ou statu quo n’ont pas le même effet comptable ni les mêmes conséquences pour les joueurs.
Lorenzi ne peut rien imposer
Lorenzi doit maintenant poursuivre les discussions sans fragiliser le vestiaire de Bruno Genesio. Kondogbia et Harit restent liés à l’OM, qui doit respecter les contrats signés et ne peut imposer un sacrifice unilatéral. Leur position pourrait néanmoins relancer la recherche d’un transfert si l’équilibre financier demeure insuffisant. Après avoir dégraissé l’effectif, Marseille découvre ainsi encore la limite de sa seconde étape : les économies espérées dépendent d’accords individuels que chaque joueur reste libre de refuser.

