À Marseille, le mercato est terminé, mais une échéance contractuelle oblige déjà la direction à préparer l’été prochain. Un cadre dispose d’un mécanisme lui permettant de quitter le club pour une somme inférieure à sa valeur. Pour Grégory Lorenzi, le calendrier impose de trancher entre prolongation, vente anticipée et risque de départ au rabais.
Højbjerg peut partir dès 2027
Pierre-Emile Højbjerg est concerné. Selon L’Équipe, le contrat de quatre ans signé en 2024 contient une clause autorisant le Danois à partir contre 2 millions d’euros après sa troisième saison, soit à l’été 2027. Ce compromis avait permis aux anciens dirigeants d’étaler son salaire sur une durée plus longue. Il donne désormais au joueur un levier considérable.
La situation est d’autant plus sensible que Højbjerg reste l’un des éléments majeurs de Bruno Genesio. Le milieu n’aurait pas cherché à partir cet été et se montrerait même disposé à réduire une partie de ses revenus pour accompagner l’effort financier réclamé par l’OM. Cette volonté ne règle pourtant pas la question de sa valeur future : dans un an, Marseille ne maîtriserait plus le prix.
Trois scénarios pour Lorenzi
Lorenzi devra donc ouvrir le dossier bien avant le prochain mercato estival. Une prolongation supprimant ou repoussant la clause protégerait l’actif, mais supposerait un nouvel accord salarial. Une vente dès janvier éviterait de subir l’échéance, au prix d’un affaiblissement sportif en pleine saison. Conserver Højbjerg jusqu’en 2027 garantirait enfin Genesio d’un cadre supplémentaire, tout en acceptant une indemnité presque symbolique. Le montant de 2 millions transforme déjà chaque mois d’attente en décision stratégique.

