Trois défaites consécutives ne suffisent évidemment pas à condamner une saison, mais Robert Pires sait à quelle vitesse l’atmosphère peut se tendre à Marseille. L’ancien international français a rappelé sur RMC le souvenir de l’exercice 1999-2000, quand l’OM avait fini par jouer son maintien jusqu’au bout après avoir perdu sa stabilité.
Un précédent que Pires n’a pas oublié
Cette saison-là, le départ de Laurent Blanc avait profondément déséquilibré l’équipe. Marseille avait finalement terminé 15e et ne s’était sauvé qu’à la différence de buts devant Nancy. « Je ne souhaite pas aux joueurs ni à l’OM de connaître ce qu’on a vécu en 1999-2000 », a prévenu Pires, sans affirmer pour autant que le scénario actuel mènera au même endroit.
Son avertissement prend toutefois un relief particulier aujourd’hui. L’OM sort de trois revers, dispose d’un effectif réduit et Bruno Genesio a lui-même commencé à relativiser les ambitions européennes de son groupe. Dans le même temps, les tensions avec Frank McCourt autour du cadre financier ajoutent encore du bruit autour du sportif.
Une réaction attendue rapidement
Pires réclame désormais une « révolte ». Elle devra arriver vite, alors que Marseille s’apprête à enchaîner Besiktas en Ligue Europa puis le PSG en championnat. À ce stade, le maintien n’est pas un objectif réaliste à évoquer pour l’OM. Mais le rappel de 1999-2000 vaut surtout comme avertissement : à Marseille, une mauvaise série prolongée peut transformer très rapidement une saison compliquée en crise profonde.

