Deux victoires consécutives en Ligue 1, des joueurs qui reviennent de blessure et plusieurs jeunes qui commencent à marquer des points : Bruno Genesio dispose enfin de davantage de solutions. Mais l’entraîneur de l’OM ne compte pas profiter de cette embellie pour installer définitivement onze titulaires.
« Je n’aime pas trop le terme d’équipe-type »
À la veille d’affronter le Sturm Graz en Ligue Europa, Genesio a clairement exposé sa philosophie. « Je n’aime pas trop le terme d’équipe-type même s’il y a souvent une équipe qui se dégage », a-t-il expliqué.
Le technicien insiste surtout sur la nécessité de maintenir les remplaçants concernés. « Je n’arrête pas de parler de notion de groupe, de l’importance des joueurs qui jouent moins, dans l’ambiance de travail. On a une saison avec trois compétitions, on a besoin d’avoir tout le monde concerné à 100 %. »
Le PSG utilisé comme avertissement
Genesio estime même qu’il est de sa responsabilité de garder impliqués ceux qui disposent de peu de temps de jeu. « C’est mon devoir et mon rôle de pouvoir concerner des joueurs qui n’ont pas beaucoup ou pas joué depuis le début de saison. On aura besoin de tout le monde », a-t-il poursuivi.
Pour appuyer son raisonnement, l’ancien entraîneur de Lille a cité un exemple tout frais : « On a vu hier avec le PSG qu’il y a eu beaucoup de blessures. »
La concurrence s’est justement renforcée à Marseille. Hojbjerg et Kondogbia reviennent, Nnadi et Kamissoko ont marqué des points et Genesio envisage déjà une équipe différente de celle alignée contre Angers. Dans son esprit, certains cadres conserveront naturellement une place importante. Mais à l’OM, le statut d’intouchable n’entre visiblement toujours pas dans le vocabulaire.

