Valentin Rongier n’a jamais bénéficié d’un statut définitivement acquis à Marseille. Malgré sa régularité, sa polyvalence et le brassard porté pendant une partie de son passage, le milieu devait fréquemment recommencer le même combat. Chaque mercato apportait une nouvelle concurrence et, avec elle, l’annonce qu’il n’occuperait plus une position prioritaire dans la hiérarchie.
L’OM prévenait régulièrement Rongier
Dans un entretien accordé au Parisien, l’actuel capitaine du Stade Rennais révèle la manière dont l’OM préparait ses saisons. « Chaque saison, on recrutait des joueurs à mon poste et on me prévenait que je ne serais pas numéro 1 ou numéro 2 », raconte-t-il. Un message qu’il refusait pourtant de considérer comme une condamnation sportive.
Rongier assurait alors à ses proches que Marseille pouvait lui « ramener qui ils veulent » et qu’il finirait malgré tout par jouer. Au fil des années, cette défiance est même devenue une source de motivation : « À la fin, c’était limite un jeu. » Arrivé en 2019, l’ancien Nantais a résisté aux changements d’entraîneurs, de systèmes et de partenaires pour dépasser les 180 apparitions sous le maillot olympien.
Rongier s’appuyait sur sa force mentale
Le milieu de 31 ans ne présente pas cette période comme un règlement de comptes. Il y voit surtout la preuve de la solidité mentale nécessaire pour durer au plus haut niveau. Sa capacité à dépanner comme latéral droit, à jouer devant la défense ou à se projeter davantage lui a régulièrement permis de reprendre sa place. Parti à Rennes en 2025, Rongier reste marqué par la fin difficile de son aventure marseillaise. Son témoignage révèle surtout un paradoxe : rarement considéré comme incontournable au départ, il finissait presque toujours par le devenir sur le terrain.

