L’Europe n’a offert aucun répit à Marseille. Battu à Besiktas ce jeudi (4-1), l’OM a concédé une quatrième défaite consécutive, toutes compétitions confondues. Le score fait mal, surtout avant de recevoir le PSG. Il ne doit pourtant pas effacer une première période durant laquelle les Marseillais ont réellement rivalisé. Mais avec un effectif sans renfort estival et des solutions limitées pour enchaîner, tenir cette opposition pendant quatre-vingt-dix minutes représentait déjà un défi.
Abdallah avait donné une raison d’y croire
Bruno Génésio avait effectué quatre changements, titularisant notamment Cornelius, Garcia, Maupay et Abdallah. Malgré une certaine application collective, Marseille a cédé sur une percée d’Ilhan Fakili, conclue après un une-deux avec Junior Olaitan (15e). Les espaces offerts aux attaquants turcs annonçaient une soirée compliquée. Pourtant, l’OM a répondu. Trouvé en profondeur par Himad Abdelli, Keyliane Abdallah a ajusté Alexander Nübel pour égaliser à la demi-heure de jeu.
Le jeune ailier a été le principal motif de satisfaction marseillais. Disponible, entreprenant et dangereux, il a régulièrement bousculé Kassoum Ouattara, puis envoyé une nouvelle tentative au-dessus (41e). Autour de lui, Marseille retrouvait suffisamment de justesse pour contrarier Besiktas. Jeffrey de Lange a néanmoins dû intervenir devant Orkun Kökçü, servi par Dušan Vlahović, juste avant la pause. À 1-1, les Olympiens pouvaient encore envisager de rapporter quelque chose d’Istanbul.
Trois minutes qui révèlent les fragilités de l’OM
Tout s’est compliqué en trois minutes. Václav Černý a redonné l’avantage aux locaux d’une frappe enroulée du gauche (56e). Puis Amir Murillo, l’ancien Marseillais, a repris victorieusement un corner de la tête (59e). Trop permissive, la défense olympienne venait de laisser filer la rencontre. Les entrées de Paixão, Emerson, Gouiri et Aguerd n’ont pas inversé la tendance. Fakili a touché la barre, avant qu’Ernest Poku ne sanctionne les visiteurs sur une nouvelle transition (81e).
Marseille pouvait mieux défendre ces situations. Ses moyens réduits n’expliquent pas chaque erreur de placement ni chaque duel perdu. Ils éclairent toutefois les difficultés de Génésio pour renouveler son équipe sans la fragiliser. L’égalisation et la réaction qui l’a accompagnée ont montré des possibilités. L’absence de tir après la pause a surtout révélé leur précarité. Dimanche, face au PSG, il faudra déjà trouver comment tenir davantage qu’une mi-temps.

