Contre Toulouse (2-0), l’OM a gagné son match en vingt-cinq minutes. Amine Harit a ouvert le score dès les premières minutes, Amine Gouiri a doublé la mise à la 25e, et Igor Paixão a été à la source du second but. Trois hommes, trois rôles différents, et un trio offensif qui a fait toute la différence avant que l’équipe ne recule.
Harit et Gouiri, l’éclair puis la confirmation
Le milieu offensif a donné le ton. Placé dans un rôle inhabituel selon plusieurs observateurs, il s’est montré percutant dans les duels et a marqué très tôt, sur une passe de Gouiri. Bruno Genesio a salué sa confiance, son envie, son enthousiasme et l’énergie qu’il transmet à ses coéquipiers, jusqu’à lui reconnaître la capacité d’entraîner le groupe.
Gouiri a, lui, joué sur les deux tableaux. Passeur sur le premier but, il a aussi inscrit le deuxième d’une frappe croisée aux abords de la surface, après un renvoi de la tête de Paixão. Une soirée complète pour l’attaquant, d’autant plus significative qu’il reste suivi de près par Tottenham, selon des informations de mercato non confirmées.
Paixão, le chaînon retrouvé
Paixão est le troisième maillon. Revenu à l’entraînement en milieu de semaine après avoir terminé le match contre Le Havre avec le bras en écharpe, il a retrouvé sa place sur l’aile gauche et a de nouveau pesé sur le jeu. Après sa passe de la tête, il a touché le poteau après l’heure de jeu, une occasion qui aurait pu tuer le match.
Reste à mesurer la durée de cette efficacité. Passé le premier tiers de rencontre, l’OM s’est replié, a laissé la possession à Toulouse et s’est appuyé sur son gardien et sur deux buts refusés aux visiteurs pour conserver son avance. Genesio l’a admis lui-même : « Tout est sur un fil. » Dans une équipe privée d’Abdallah et de Moumbagna, Harit, Gouiri et Paixão portent l’essentiel du poids offensif, et l’OM aura besoin qu’ils conservent ce niveau à Leverkusen jeudi, puis à Lens. S’ils s’éteignent, Genesio devra chercher d’autres solutions dans un secteur qui n’en compte plus beaucoup.

