Après cinq journées de Ligue 1, Marseille affiche un bilan difficile à concilier avec certaines de ses statistiques. Les hommes de Bruno Genesio ont tenté 66 tirs, soit un peu plus de treize par rencontre, tout en conservant en moyenne 56,5 % du ballon. Ce volume n’a pourtant rapporté que sept buts et trois points.
Une production gonflée par Strasbourg
Le rendement global reste fortement influencé par la victoire 4-0 contre Strasbourg. Depuis cette première journée, l’OM a tiré suffisamment pour se créer des situations, mais n’a marqué que trois fois en quatre matches. Seule une tentative sur trois environ a cadré, tandis que plusieurs possessions se sont achevées par des frappes lointaines, précipitées ou prises devant une surface déjà refermée.
La possession marseillaise ne signifie pas toujours que l’adversaire est réellement dominé. Marseille fait circuler le ballon, installe parfois son bloc dans le camp opposé, mais expose régulièrement sa défense à la première perte. Contre le Paris FC comme face au PSG, quelques passes verticales ont suffi pour effacer le pressing et atteindre une arrière-garde mal protégée.
Genesio doit améliorer ce qui entoure les tirs
Le chantier ne consiste donc pas simplement à frapper davantage. Genesio doit augmenter la qualité des positions obtenues, remplir plus efficacement la surface et sécuriser les joueurs placés derrière l’action. L’OM possède déjà le volume d’une équipe ambitieuse. Ce sont la sélection des tirs, les déplacements sans ballon et la maîtrise des transitions qui expliquent davantage son classement. Durant la trêve, l’entraîneur doit transformer une activité souvent stérile en véritable contrôle.

