Cette fois, Bruno Génésio a trouvé peu de motifs de satisfaction. Une semaine après avoir regretté les occasions manquées contre l’Olympiakos, l’entraîneur marseillais a quitté Graz avec une déception plus profonde. L’OM s’est encore incliné (1-0), concédant sa troisième défaite en trois journées de Ligue Europa. Mais la manière l’a tout autant affecté. Après le succès à Angers (5-2), il espérait voir son équipe poursuivre sur cette voie. Elle a livré une première période qu’il a eu bien du mal à accepter.
Génésio juge l’entame de l’OM indigne de l’Europe
« Elle était insipide, pas digne d’un match de Coupe d’Europe », a lâché le technicien au sujet de cette première mi-temps. Son reproche principal concerne l’engagement : « On sait que le premier ingrédient doit être l’intensité et on n’a pas existé dans ce domaine. » Menés dès la 13e minute sur un but de Diakité, les Marseillais ont couru après le score sans parvenir à imposer un rythme susceptible de déstabiliser durablement leur adversaire.
Génésio avait pourtant conservé une impression encourageante de ses deux dernières sorties. « Je suis déçu par la performance de mon équipe, je m’attendais à mieux après ce qu’on a montré contre Angers et l’Olympiakos », a-t-il expliqué. Face aux Grecs, la défaite avait laissé des regrets au regard des occasions obtenues. En Autriche, son constat est autrement plus dur : « Je suis déçu de notre attitude, on a été dominé sur tous les duels, on s’est fait tamponner sur tous les points chauds. »
Les erreurs sont acceptables, le manque de répondant beaucoup moins
L’entraîneur a pris soin de distinguer les gestes ratés de cette défaillance collective. « On peut louper des choses, comme Kamissoko, ça fait partie du football », a-t-il souligné. Le jeune milieu n’est donc pas désigné comme le responsable de la soirée. Ce que Génésio attendait de l’ensemble de ses joueurs, c’était davantage de présence dans les zones disputées, là où Graz a pris l’ascendant. Les difficultés techniques d’un effectif remanié n’expliquent pas, à ses yeux, une telle passivité.
Le retour des vestiaires a apporté une réaction trop limitée pour modifier son appréciation. « Après la pause, on a pris plus d’initiatives sans se créer trop d’occasions nettes », a-t-il résumé. Avec sept défaites en dix rencontres cette saison, l’OM accumule les soirées à expliquer. Celle de Graz laisse une exigence immédiate pour la suite : retrouver l’engagement que Génésio pensait pouvoir considérer comme acquis après Angers.

