Bruno Genesio prend soin de ne pas employer le mot « indispensable ». Pourtant, tout indique que Pierre-Emile Hojbjerg s’en rapproche davantage que n’importe quel autre joueur de son effectif. Le Danois est aujourd’hui celui autour duquel s’organise une grande partie du jeu marseillais.
Un relais directement sur le terrain
Genesio apprécie d’abord sa capacité à résoudre les problèmes sans attendre une intervention du banc. « Pierre a beaucoup d’expérience, une analyse du jeu au-dessus du lot. C’est important d’avoir quelqu’un comme lui sur le terrain, un relais capable de régler les problèmes dans le feu de l’action », a expliqué l’entraîneur.
Son importance dépasse donc la simple récupération ou la première relance. Hojbjerg doit aussi ajuster le positionnement du bloc, calmer certaines séquences et aider ses partenaires à interpréter les situations.
Tout le milieu se construit autour de lui
La concurrence se situe désormais surtout à côté du Danois. Nnadi, Kamissoko et Kondogbia se disputent la deuxième place dans l’entrejeu, tandis qu’Himad Abdelli est appelé à évoluer plus haut.
Cette organisation raconte beaucoup de la nouvelle hiérarchie marseillaise. Genesio peut modifier les profils autour de Hojbjerg selon les besoins, mais le point fixe reste le même.
Le brassard n’est pas toujours autour de son bras, mais son influence est devenue évidente. Dans un effectif encore à la recherche de stabilité, Hojbjerg apparaît aujourd’hui comme le joueur autour duquel Genesio peut réellement bâtir.

