L’Olympique de Marseille recevra l’Olympiakos le 15 octobre pour son deuxième match de Ligue Europa. Alors que l’équipe de Bruno Genesio doit déjà se relancer après sa lourde défaite à Beşiktaş, un autre enjeu se dessine autour de cette soirée. Les autorités françaises considèrent la venue du club grec comme particulièrement sensible.
La relation avec l’AEK complique la préparation
Interrogé sur RMC, Ronan Delcroix, commissaire de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, a cité OM–Olympiakos parmi les rencontres européennes nécessitant une vigilance renforcée. Les clubs grecs déplacent généralement des contingents importants, alimentés par leur diaspora. L’amitié entre une partie des supporters marseillais et ceux de l’AEK Athènes ajoute un facteur de tension en raison des rivalités existantes en Grèce.
Le travail de préparation a commencé dès le tirage au sort. L’UEFA organise des échanges entre les responsables de la sécurité, les clubs et les polices concernées. La préfecture doit ensuite tenir deux réunions afin d’évaluer la menace, d’anticiper le nombre de visiteurs et d’adapter le dispositif autour du Vélodrome et dans Marseille.
Aucun classement officiel avant les dernières heures
La DNLH n’attribuera toutefois son niveau de risque définitif que 48 heures avant la rencontre. Les autorités attendront les dernières informations sur le déplacement des groupes grecs susceptibles de poser problème. Ronan Delcroix ne laisse malgré tout guère de doute : le match devrait être classé à un niveau important. Aucune interdiction de déplacement n’est encore annoncée, mais OM–Olympiakos se prépare déjà comme l’une des soirées les plus surveillées de l’automne marseillais.

