L’OM a fait trembler le Vélodrome d’espoir, mais repart encore sans rien. Battus par le PSG ce dimanche (1-2), les Marseillais ont opposé une résistance autrement plus convaincante que lors de leur déplacement à Besiktas. Ils ont même cru pouvoir sauver ce Classique lorsque Angel Gomes a égalisé. Deux minutes plus tard, Paris reprenait pourtant l’avantage. Pour Bruno Génésio, cette cinquième défaite consécutive, toutes compétitions confondues, alourdit une situation que les efforts de ses joueurs ne suffisent plus à améliorer.
L’OM tient tête, Ferran Torres débloque le PSG
Marseille a longtemps entretenu le doute. Malgré la supériorité technique parisienne, les Olympiens ont atteint la pause sans encaisser, en s’accrochant aux duels et en maintenant suffisamment de présence pour contrarier leur adversaire. La sortie sur blessure d’Igor Paixão, remplacé par Gomes dès la demi-heure, avait pourtant compliqué leur tâche. Dans un effectif aux solutions limitées, ce nouveau coup dur réduisait encore les possibilités de Génésio pour tenir la distance.
Paris disposait, lui, de Ferran Torres sur son banc. Entré à la place de Khvicha Kvaratskhelia, l’Espagnol a débloqué la rencontre sept minutes plus tard. Sur un centre de Désiré Doué, il a placé une tête victorieuse (66e). L’OM a néanmoins trouvé les ressources pour répondre. Après une remontée de balle d’Amine Gouiri, Gomes a été servi dans la surface. Un crochet devant Willian Pacho, une finition face à Matvey Safonov : le Vélodrome pouvait exploser (72e).
Marquinhos douche Marseille, Weah voit rouge
L’euphorie a été cruellement courte. Sur un centre de Nuno Mendes, Marquinhos a bénéficié de deux tentatives pour remettre Paris devant. Jeffrey de Lange a repoussé la première, mais le défenseur brésilien a suivi sans être suffisamment inquiété (74e). Ce manque de vigilance a coûté très cher. Puis Timothy Weah, dépassé par Mendes et contraint de le retenir, a reçu un deuxième avertissement (77e). Marseille devait terminer à dix un match déjà difficile à renverser.
Le courage marseillais mérite d’être relevé, mais les limites restent visibles. Tenir tête à Paris exigeait une concentration que l’OM n’a pas conservée après son égalisation. Avec trois points en cinq journées, Génésio aborde la trêve internationale sous une pression considérable. Cette coupure offrira du temps pour travailler et récupérer. Elle laissera aussi plusieurs semaines aux Marseillais pour ressasser ces deux minutes où un résultat encourageant leur a échappé.

