Marseille n’a pas traversé toute sa soirée à Istanbul sans répondre. Mené dès la première période, l’OM a égalisé grâce à Keyliane Abdallah et rejoint la pause à hauteur de Beşiktaş. Ce passage compte dans la préparation du PSG. Il montre que l’équipe peut réagir. La suite révèle toutefois combien cette capacité demeure fragile lorsque le match se complique davantage.
Le score ne doit pas dicter tous les choix
Après la rencontre, Bruno Genesio a décrit une équipe ayant perdu le fil tactique après le deuxième but turc. Ce constat dépasse les erreurs individuelles. Il pose la question des décisions prises lorsque Marseille doit revenir : quels joueurs peuvent se projeter, qui couvre leurs déplacements et comment éviter que chaque attaque adverse menace immédiatement le but ? Dimanche, ces responsabilités devront rester lisibles.
Chercher rapidement l’égalisation peut conduire à multiplier les initiatives sans coordination. Or, une équipe menée n’a pas forcément intérêt à accélérer chaque possession ou à abandonner ses positions. Contre Paris, Genesio devra définir une réponse collective aux moments difficiles. Les déplacements pour soutenir le porteur doivent conserver une couverture derrière le ballon. Cela suppose des consignes simples, suffisamment comprises pour tenir lorsque la pression augmente.
Préparer aussi le scénario défavorable
Le Classique exige donc davantage qu’une bonne entame ou un engagement supérieur. Marseille doit savoir comment poursuivre sa rencontre si Paris ouvre le score, puis si une occasion d’égaliser échappe. La réaction observée en première période à Istanbul offre un point d’appui. Mais l’OM devra la prolonger sans désorganiser son équipe. C’est cette continuité, encore absente jeudi, qui peut lui permettre de rester compétitif jusqu’au bout.

