L’OM avait surtout besoin de gagner. Il l’a fait ce dimanche à Troyes (2-0), au terme d’une rencontre laborieuse qui lui permet de quitter la zone de relégation et de remonter à la 13e place. Après quatre défaites consécutives en Ligue 1, les Marseillais ont retrouvé un peu d’air grâce à Amine Harit et Himad Abdelli. Le score pourrait laisser croire à une soirée confortable. Il masque pourtant les difficultés d’une équipe encore fébrile, sauvée par son poteau dans le temps additionnel.
Harit débloque un OM longtemps sans idées
Bruno Genesio avait choisi de lancer Kelyann Bezahaf et Nouhoum Kamissoko pour leur première apparition chez les professionnels, tandis qu’Amine Gouiri retrouvait la pointe de l’attaque. Mais ces changements n’ont pas immédiatement réveillé Marseille. Face à des Troyens également en manque de confiance, les visiteurs ont multiplié les possessions sans accélérer suffisamment. Une tête d’Adrien Monfray sur le dessus de la barre a même constitué la principale alerte du premier acte. L’OM a surtout menacé par Abdelli, dont la frappe a été repoussée près de la ligne.
Il fallait davantage de présence dans la surface, et Harit l’a apportée dès la reprise. Sur un centre d’Emerson, le Marocain a surgi au second poteau pour ouvrir le score d’une reprise du droit (50e). Tout juste revenu à l’entraînement collectif après sa blessure contre le PSG, il a récompensé la confiance de Genesio. Dans une rencontre aussi fermée, son placement et son efficacité ont pesé bien plus lourd que la maîtrise stérile affichée jusque-là.
Un poteau salvateur avant le penalty d’Abdelli
Marseille n’a cependant pas su exploiter cet avantage pour s’épargner une fin de match tendue. Genesio a renouvelé son attaque, puis remplacé Kamissoko, auteur de débuts encourageants mais sorti en boitant. Troyes a progressivement poussé, sans beaucoup de précision, jusqu’à cette frappe de Renaud Ripart sur le poteau (90e+1). À quelques centimètres près, l’OM aurait encore laissé échapper des points après avoir longtemps tenu son résultat.
Les Marseillais ont finalement scellé leur victoire sur un penalty obtenu par Faris Moumbagna et transformé par Abdelli dans les dernières secondes. Cette deuxième victoire de la saison ne dissipe pas leurs limites, mais elle interrompt une spirale devenue pesante. Avec six points, Marseille dépasse notamment son adversaire du soir, désormais 17e. Avant de recevoir l’Olympiakos jeudi en Ligue Europa, Genesio dispose enfin d’un succès sur lequel travailler, même si son équipe reste loin d’avoir trouvé la sérénité.

