Il y a un mois, l’OM abordait la trêve internationale à l’avant-dernière place. Quatre journées plus tard, les Marseillais ont pris douze points sur douze et se sont installés dans les places européennes. Le classement raconte évidemment le redressement. Mais derrière cette série, Bruno Genesio a surtout modifié la manière dont son équipe traverse les matches.
Moins de risques, davantage de maîtrise
Avant la trêve, Marseille produisait parfois de bonnes séquences sans parvenir à tenir sur la durée. Le pressing très haut, le volume de courses demandé et un effectif encore marqué physiquement par l’été finissaient régulièrement par coûter cher.
Genesio et son staff ont depuis ajusté le curseur. L’OM prend moins de risques, accepte davantage de défendre ensemble et cherche moins systématiquement à imposer son jeu très haut. Le coach n’a jamais rejeté l’étiquette de technicien pragmatique et le rappelle aujourd’hui dans les faits.
Cette évolution s’est aussi nourrie des changements au milieu. Le retour anticipé de Tochukwu Nnadi et la montée en puissance d’Himad Abdelli ont apporté davantage de volume, de récupération et d’activité qu’un Angel Gomes devenu plus discret.
L’OM ne s’effondre plus à la première alerte
Les fins de match restent pourtant loin d’être tranquilles. Angers est revenu à 3-2, Le Havre à 4-3 et Toulouse a également obligé Marseille à souffrir jusqu’au bout.
La différence se situe ailleurs. Là où l’équipe pouvait auparavant se désagréger à la première séquence adverse, elle parvient désormais davantage à rester compacte et à s’accrocher.
« Il faut saluer la performance de l’équipe, notre abnégation pour s’accrocher », a souligné Genesio après Toulouse, tout en rappelant que « tout est sur un fil ».
L’OM n’est donc pas devenu soudainement dominant. Il est surtout devenu plus réaliste, plus patient et plus capable de survivre à ses mauvais moments. C’est probablement ce changement-là qui explique le mieux ses douze points sur douze.

