Pierre-Emile Højbjerg est devenu un joueur que Bruno Genesio ne veut pas perdre. Le milieu danois de 31 ans, revenu de blessure après la trêve internationale, est l’un des piliers du dispositif de fin de match mis en place par le technicien. Mais son nom reste aussi au cœur du mercato, entre la Juventus, la Fiorentina et un club qui doit alléger sa masse salariale.
Un joueur sur lequel Genesio compte
Genesio a souligné l’importance de Højbjerg dans son équipe, et ses statistiques de début de saison vont dans son sens : cinq matches de Ligue 1, un but et environ 90 % de passes réussies. Contre Toulouse, le Danois a participé à la solidité du bloc médian, celui qui a permis à l’OM de ne pas encaisser de but après la frayeur contre Le Havre.
Son utilité dépasse les chiffres. Dans une équipe qui cherche à ne plus trembler, un milieu expérimenté, capable de poser le jeu et de protéger sa défense, devient difficile à remplacer.
Un dossier qui se complique
C’est là que le dossier se complique. La Juventus aurait approché son entourage avec une offre de contrat jusqu’à l’été 2029, alors que son bail avec l’OM court jusqu’en juin 2028. La Fiorentina préparerait de son côté une offensive pour janvier, et Newcastle avait essuyé un refus du joueur l’été dernier. Aucune offre officielle n’a été déposée à ce stade, aucun montant n’a été divulgué, et ni les clubs ni le joueur ne se sont exprimés.
Du côté marseillais, l’équation est inconfortable. L’OM doit réduire sa masse salariale, passer devant la DNCG entre la fin novembre et le début décembre et réaliser plusieurs ventes d’ici le 30 juin 2027. Højbjerg, valorisé autour de 15 M€, fait partie des joueurs les mieux payés de l’effectif, et un transfert autour de 10 M€ serait envisageable, selon des estimations non confirmées. Genesio se retrouve donc face à un arbitrage : garder un joueur utile ou accepter une vente qui aide l’OM à respecter ses contraintes. Tout dépendra de l’état des finances, de l’arrivée ou non d’un investisseur et du choix du joueur. Pour l’instant, le technicien a un argument sportif solide. La DNCG, elle, aura peut-être le dernier mot.

