La phrase est courte, mais elle résume la ligne du propriétaire. « McCourt cherche juste le ou les meilleurs partenaires stratégiques pour permettre au club de franchir de nouveaux caps. » Un cadre de l’OM, interrogé par le JDD, a ajouté que cette démarche « exige du temps ». Un message qui tranche avec les rumeurs de vente de ces dernières semaines, sans pour autant donner de calendrier.
Pas de vente, mais des partenaires
Selon ce cadre, qui n’est pas nommé, Frank McCourt reste aux commandes et n’aurait pas l’intention de céder le club. Il cherche à s’associer à un ou plusieurs partenaires afin de renforcer les moyens sportifs et économiques de l’OM. La question d’une cession totale ou d’une simple entrée au capital reste ouverte, et aucune échéance n’est avancée.
Ce discours s’inscrit dans la continuité de ce qui circule depuis plusieurs jours. L’OM chercherait un actionnaire minoritaire, le groupe CMA CGM étant cité comme piste possible, sans aucun montant ni accord confirmé. McCourt avait racheté le club en 2016 pour une somme estimée à 45 millions d’euros, et dix ans plus tard, ce propriétaire est contesté jusque dans les tribunes du Vélodrome.
Le temps, une denrée rare
Le problème, c’est que le temps manque. L’OM doit passer devant la DNCG entre la fin novembre et le début décembre, et il doit réaliser plusieurs ventes d’ici le 30 juin 2027. Des joueurs sollicités par la direction auraient refusé une nouvelle baisse de salaire, et le club a besoin de rentrées pour pouvoir recruter en janvier. L’arrivée d’Adidas dès l’été 2027, avec un contrat estimé entre 32 et 35 M€ par an, apportera de l’air, mais pas avant l’an prochain.
Dire que cela « exige du temps » est donc une manière d’éteindre les spéculations, mais aussi de repousser les attentes. Le propriétaire a tout intérêt à annoncer un partenaire avant l’audition de la DNCG, sans quoi il devra se contenter de ventes pour équilibrer les comptes. D’ici là, les supporters, déjà échaudés, se contenteront peut-être moins de phrases que de signatures. Le message est clair : McCourt reste, il cherche des partenaires, et il demande de la patience à un public qui commence à en manquer.

