Toulouse (2-0), puis Leverkusen (1-0) : l’OM n’a pas encaissé de but lors de ses deux derniers matches. Pour une équipe qui sortait de trois défaites européennes d’affilée, le signal est notable. Reste à savoir s’il s’agit d’une parenthèse heureuse ou des premières briques d’une base solide.
Un plan assumé par Genesio
Après la victoire en Allemagne, Bruno Genesio a mis la défense au centre de son discours : « On avait mis l’accent sur l’organisation défensive. C’est ce qui me réconforte ce soir. Très peu d’occasions concédées. » Il a aussi exprimé un besoin plus large, celui de « retrouver une force collective défensive », avant de refuser de s’attribuer le mérite : « Je ne suis pas tout seul, on a travaillé avec le staff et les joueurs. »
Cette solidité s’est incarnée dans la charnière. Genesio a salué le match de CJ Egan-Riley, « un de ses meilleurs matchs défensivement », en soulignant les nombreux duels aériens gagnés face à Patrik Schick, un attaquant réputé imposant. Il a aussi dit avoir « beaucoup aimé le match de la charnière en général », formule qui vaut aussi pour Nayef Aguerd. Dans les buts, Jeffrey De Lange a repoussé une tentative de Miguel Gutiérrez en première période.
Une solidité encore à confirmer
Il serait pourtant exagéré de parler d’une muraille. En première période, Leverkusen a multiplié les offensives et l’OM a subi par séquences, Ulisses Garcia étant souvent exposé sur son flanc avant d’être remplacé. Marseille a ensuite tenu son avantage après le but de Gouiri à la 77e minute, ce qui constitue en soi un progrès.
Genesio, lui, ne veut pas aller trop vite. Il dit vouloir « tempérer tout le monde » et rappelle que « tout n’est pas réglé », en demandant de comprendre pourquoi la tendance s’est inversée avant de la poursuivre. Le prochain test arrive dimanche à Lens, à 20h45, puis la Ligue Europa reprendra avec Levski Sofia le 26 novembre. Si l’OM garde encore sa cage inviolée, la question de la base cessera d’en être une.

