Quand Himad Abdelli parle de Leverkusen, il ne parle ni de geste technique ni de schéma tactique, mais d’un mot : souffrir. Après le 1-0, le milieu marseillais a livré une lecture simple du succès : « On a fait un gros match, on a su souffrir ensemble et c’est ça qui fait du bien. »
« Encore plus beau de souffrir et de gagner »
Abdelli est allé plus loin dans l’idée : « C’est peut-être encore plus beau de souffrir et de gagner, surtout en jouant ici. » Cette phrase résume bien la soirée. L’OM a subi par séquences, Leverkusen a multiplié les offensives en première période, et le but n’est arrivé qu’à la 77e minute. Les Marseillais ont ensuite défendu leur avantage jusqu’au bout.
Le joueur a aussi évoqué le poids des premières semaines européennes : « On avait de la frustration parce qu’en Ligue Europa, on avait zéro point. » Trois défaites en trois matches, un seul but marqué et la dernière place du classement avaient entamé la confiance. Ce premier succès change l’humeur.
Un collectif qui cherche son identité
Du côté de Bruno Genesio, le discours rejoint celui de son milieu. Le technicien s’est dit « surtout heureux de voir l’équipe respecter le plan de jeu qu’on avait mis en place », et il a refusé de s’attribuer le mérite : « Je ne suis pas tout seul, on a travaillé avec le staff et les joueurs. On est fiers de notre performance. »
Même l’adversaire a noté le changement. Carles Martínez, l’entraîneur de Leverkusen, a jugé « très étrange » que l’OM n’ait aucun point avant la rencontre et estimé que Marseille était « sur une belle dynamique », qu’il relie au renouvellement du club cet été, avec de nouveaux dirigeants, un nouvel entraîneur et de nombreux départs. L’esprit de groupe a ses limites, et Genesio veut « tempérer tout le monde » en rappelant que « tout n’est pas réglé ». Le vrai test sera la capacité de l’OM à reproduire cette solidarité lors des matches suivants : Lens dimanche, puis Levski Sofia le 26 novembre. Les mots d’Abdelli disent un état d’esprit. Les résultats diront s’il dure.

