Marseille n’avait pas tout raté à Istanbul. Pendant une période, l’équipe de Bruno Genesio avait tenu tête au Beşiktaş et trouvé des situations dangereuses. Puis deux buts encaissés en trois minutes ont fait basculer la rencontre. Au-delà de la défaite, c’est la réaction des Olympiens qui inquiète à l’approche du choc contre le PSG : lorsque le match leur échappe, leur organisation semble se dissoudre.
Genesio pointe le moment où tout a basculé
Genesio a résumé cette fragilité sans détour : « On a oublié tous les fondamentaux à partir du moment où on a été menés 3-1 en se désorganisant, et on a été sanctionnés. Ça aurait encore pu être plus lourd. » La phrase ne concerne donc pas le début de match, mais la manière dont l’OM s’est défait après avoir pris deux coups rapprochés.
Le constat se vérifie dans la seconde période. Les Marseillais ont perdu des ballons au milieu, laissé de grands espaces entre leurs lignes et permis aux Turcs de pénétrer trop facilement dans leur surface. Les changements n’ont pas apporté le second souffle espéré. Ce scénario rappelle une difficulté déjà visible contre Rennes : tenir lorsque l’adversaire accélère et que les repères se brouillent.
Un avertissement avant le choc contre le PSG
Le PSG arrive dans un contexte où Marseille enchaîne les revers. Il serait excessif d’annoncer que le même effondrement va se reproduire dimanche. Mais les mots de Genesio montrent que le problème n’est pas seulement technique : il touche aussi à la lucidité et à la maîtrise émotionnelle de son groupe. Avant de chercher la formule idéale, l’OM doit retrouver ses fondamentaux précisément lorsque le match devient vraiment difficile.

