Bruno Genesio prépare un déplacement qui demandera davantage qu’une réponse aux difficultés récentes de l’OM. Jeudi soir, Marseille commencera sa Ligue Europa sur la pelouse de Beşiktaş, dans une enceinte annoncée pleine. Les Olympiens devront rapidement trouver leurs repères. À Istanbul, l’environnement pourrait compliquer les échanges entre joueurs et donner une importance particulière aux premières séquences de la rencontre.
Beşiktaş prépare une soirée particulièrement bruyante
Selon un reportage de L’Équipe, publié mercredi, plusieurs animations sont prévues au Tüpraş Stadium, avec notamment une tentative de record de décibels. Aucun record n’est donc encore établi. Mais cette initiative annonce la volonté du public turc de peser sur le match. Privé de parcage visiteurs, l’OM ne pourra pas compter sur le soutien habituel de ses groupes de supporters.
Sur le terrain, cette pression sonore peut avoir des conséquences concrètes. Les consignes du banc risquent de moins bien circuler. Les défenseurs devront aussi se comprendre malgré le bruit, notamment sur les déplacements adverses et les changements de marquage. Pour une équipe encore à la recherche de stabilité, réussir les premières relances et éviter les pertes de balle dangereuses permettraient de limiter les occasions offertes au public de s’enflammer.
Une ferveur qui dépend aussi du scénario
L’ambiance ne sera toutefois pas forcément constante. Un habitué interrogé dans le reportage explique qu’elle peut retomber, voire se retourner contre Beşiktaş, si le scénario devient défavorable. Marseille possède donc un levier sportif : empêcher les locaux d’installer leur domination. Sans promettre de neutraliser les tribunes, une entame maîtrisée aiderait les Olympiens à aborder ce rendez-vous avec davantage de calme et de précision.

