Au cœur d’une prestation collective très décevante, Bruno Genesio avait décidé de prendre un risque important. L’entraîneur de l’Olympique de Marseille a aligné trois jeunes joueurs simultanément, avec un élément inexpérimenté dans chaque ligne. Nouhoum Kamissoko, Ibrahim Bezahaf et Keyliane Abdallah ont ainsi été plongés dans un contexte européen particulièrement exigeant.
Une personnalité remarquée par Genesio
Les trois Marseillais n’ont pas tout réussi, mais ils ont affiché une énergie et une audace qui ont parfois manqué aux cadres. Abdallah a notamment trouvé la barre transversale sur l’une des rares situations dangereuses de l’OM. Bezahaf a tenté de tenir son couloir tandis que Kamissoko, malgré une perte de balle coûteuse, ne s’est pas caché et a continué à proposer des solutions.
Genesio a d’ailleurs tenu à les protéger après la rencontre. « Les jeunes ont besoin de temps de jeu. Je suis content de leur match, de ce qu’ils ont montré en termes de personnalité », a expliqué le technicien. Celui-ci estime que cette expérience les fera progresser et permettra au staff d’avancer avec eux. Un discours bien plus positif que celui réservé à la prestation générale de l’équipe.
Les cadres placés devant leurs responsabilités
Pendant que les jeunes tentaient de saisir leur chance, plusieurs joueurs expérimentés ont livré une copie beaucoup plus préoccupante. Geoffrey Kondogbia, capitaine pour l’occasion, a notamment éprouvé de grandes difficultés à accélérer le jeu. L’attaque est restée presque invisible et Marseille n’a cadré qu’une seule tentative. Kamissoko, Bezahaf et Abdallah ne vont probablement pas bouleverser immédiatement la hiérarchie, mais ils ont gagné quelque chose de précieux : la confiance de Genesio et le droit d’être revus. Les cadres, eux, ne disposent plus de la même indulgence.

