Il attendait son tour, il l’a saisi. À Angers (2-5), dimanche, Nouhoum Kamissoko a ouvert son compteur professionnel d’une tête sur corner d’Emerson (43e), juste avant la pause, pour faire passer l’OM à 1-2. C’était sa deuxième titularisation consécutive après Troyes, et les bilans d’après-match lui ont presque tous accordé un 7/10, l’une des meilleures notes de l’équipe. Son but est arrivé dans un match qui s’était pourtant ouvert en faveur d’Angers dès la 14e minute.
Une estimation qui change la donne
Le chiffre qui circule vient de RMC. Antoine Wargnier a affirmé que le milieu de 21 ans « vaut 20 millions d’euros dans six mois pour un club anglais ». C’est une valorisation, sans offre connue à ce stade, mais elle dit la vitesse à laquelle le dossier a changé de dimension : il y a quelques semaines, personne ne parlait de lui en ces termes. Le marché anglais reste friand de milieux jeunes capables de couvrir du terrain, et ce genre d’estimation se nourrit de ces profils.
Si la porte s’est ouverte, c’est aussi par la force des choses. Dans un milieu de terrain où les absences ont rebattu les cartes, Bruno Genesio a choisi de donner du temps de jeu à ses jeunes plutôt que de bricoler avec des profils moins adaptés. Kamissoko en profite, avec un but et une note solide en deux matchs seulement. À Angers, il a évolué aux côtés de Tochukwu Nnadi, dans un duo qui a tenu malgré l’ouverture du score adverse.
Une logique de valorisation assumée
Cette trajectoire colle à la ligne affichée par le club cette saison. L’émergence des jeunes est présentée comme un axe fort du projet, et la logique de valorisation avant revente, chère à Frank McCourt, trouve ici un exemple très concret. Un joueur qui monte vite en valeur, c’est du sportif et de la trésorerie à la fois.
Reste à ne pas brûler les étapes. Deux titularisations ne font pas une carrière, et Genesio aura l’occasion de mesurer la régularité du joueur dès le déplacement à Sturm Graz en Europa League, puis face au Havre au Vélodrome. S’il confirme, les 20 millions évoqués cesseront d’être une simple formule pour devenir un vrai sujet de discussion.

