Après Troyes, le tireur n’est plus le même. À Angers, Amine Gouiri a obtenu un penalty à la 60e minute, après une faute de Yassine Belkhdim, et il n’a laissé personne s’en approcher. Anthony Lopes a repoussé sa première tentative, Gouiri a repris le ballon dans le but vide : cinquième réalisation de la saison pour l’attaquant. Un autre penalty avait suivi quinze minutes plus tard, transformé par El Ouazzani après une faute de Nnadi, mais c’est le premier qui pose la question de la hiérarchie à l’OM.
Une liste de deux noms
Igor Paixão est venu lui parler, sans insister. Le Brésilien a ensuite marqué lui-même à la 85e minute, et l’épisode n’a pas laissé de trace. Le contraste est net avec la scène de Troyes, où Himad Abdelli avait tiré un penalty alors que ni Gouiri ni Paixão n’étaient sur la pelouse. Abdelli avait devancé Faris Moumbagna, qui avait obtenu la faute et voulait lui aussi s’en charger.
Avant Angers, Bruno Genesio avait pourtant clarifié les choses : « Les tireurs désignés, ce sont Amine Gouiri et Igor Paixão. » Gouiri passe en premier, Paixão en second. Le technicien refuse en revanche de dresser une liste de huit ou neuf noms, et rappelle que sur le terrain, le choix revient aux joueurs présents.
La zone grise Abdelli
Abdelli entre dans cette zone grise. Genesio a évoqué un joueur à 17 réussites sur 18 penaltys, d’après ses souvenirs, et sa volonté de marquer son premier but avec l’OM. Mais il ne l’a pas ajouté à la liste prioritaire, ce qui signifie qu’il tire quand les deux premiers ne sont pas là, pas avant eux.
Il reste le raté initial de Gouiri à Angers. Le rebond a évité que la hiérarchie ne soit remise en question, mais la question de la fiabilité se posera si la scène se répète. À l’OM, les penaltys ont désormais un ordre, et Genesio entend le faire respecter sans l’ériger en règle absolue.

