Trois matches, trois défaites. L’OM a totalement manqué son entrée en Ligue Europa face à Besiktas, l’Olympiakos et le Sturm Graz. Pour un club aussi attaché à son histoire européenne, le constat est forcément douloureux. Mais deux anciens de la maison commencent presque à voir dans cette situation une possibilité de soulagement.
« C’est fini, c’était un rêve »
Gérard Gili est le plus catégorique. « Même si vous voulez la jouer, vous n’êtes plus dans les temps », estime-t-il. « C’est fini, c’était un rêve, mais les trois matches ont ramené la vérité. Mathématiquement, c’est presque impossible, c’est une charge de fatigue… On n’a pas l’effectif pour le faire. »
L’ancien entraîneur marseillais va même plus loin : « À la limite, c’est un mal pour un bien. » Le problème est simple selon lui : l’effectif actuel n’est pas suffisamment profond pour mener de front la Ligue 1 et une campagne européenne exigeante.
Di Meco imagine déjà un OM libéré
Éric Di Meco partage largement cette analyse, même s’il reconnaît la difficulté symbolique du constat. « Ça fait mal à dire, parce qu’on a tellement vibré ces dernières années, mais malheureusement quand tu vois l’effectif de Bruno, il est obligé de jongler », explique-t-il.
Puis vient sa projection : « Je suis sûr que le jour où il ne sera plus obligé de jongler, il sera heureux. Quand l’équipe sera libérée de la coupe d’Europe, et la libération va arriver assez vite, elle peut finir dans le premier tiers. »
Une élimination resterait évidemment un échec sportif pour l’OM. Mais dans une saison où Genesio doit gérer un groupe réduit et multiplier les rotations, elle pourrait également lui rendre quelque chose de précieux : une semaine entière pour préparer la plupart des rencontres de championnat.

