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#MouvementUltra Compendium du mouvement ultra dans le monde
Le Jeudi 05 Janvier 2017 à 23h20 par Mr V
Mr V a connu les débuts du mouvement ultra à Marseille dès le début des années 80. Il a parcouru durant de très nombreuses années, les quatre coins de la France et de l'Europe, pour défendre l'honneur, les couleurs et les valeurs de l'OM. Pour OhaiMe-Passion.com il vous fait partager un résumé de l'analyse du mouvement ultra à l'échelle mondiale, rédigé dans un rapport lors de la conférence internationale sur les ultras dans les états membres du Conseil de l'Europe.
L'origine du mouvement ultra est contestée. De nombreux groupes provenant de divers pays en réclament la création sur la base de leurs dates de fondation. Le niveau de confit et la confusion sont facilités par une tendance contemporaine (principalement en Amérique latine et en Europe) pour classer tous les groupes de supporters ultras comme ouvertement fanatiques. Mais c'est bel et bien en Italie qu'apparaissent les premiers groupes de supporters qui se réclament du mouvement ultra à la fin des années 1960. Il s'est ensuite lentement propagé vers l'Europe de l'Ouest, du Sud-est et l'Europe de l'Est pour atteindre progressivement l'Europe du Nord. Le phénomène de la culture ultra a commencé à proximité des grandes villes (et des grands clubs) et, de là, s'est déployé dans les campagnes (notamment en France, au Danemark, en Pologne, au Portugal et en Espagne).

À chaque fois, lors des grands tournois de football (mondial '82 en Espagne, EURO '84 en France, mondial '90 en Italie ou '98 en France notamment et ainsi de suite), la culture ultra a été transportée par delà les frontieres et elle s'est développée ou renforcée dans d'autres pays, notamment grâce aux médias et retransmissions télé. En conséquence, alors que certains groupes ont déjà derrière eux une histoire de plus de quarante ans et donc des structures bien développées et solides sur lesquelles reposent leurs activités dans les tribunes, les groupes ultras d'autres pays (Royaume-Uni par exemple), plus dispersés, n'existent que depuis le début des années 2000.

Pour certains Ultras, le groupe représente une sorte de famille de substitution, composée pour l'essentiel de "frères". De nombreux Ultras européens éprouvent également le besoin de construire et de créer, d'exercer une influence, de remettre les choses en question et de les faire évoluer. S'ils manifestent certes leur inclination pour le club ou pour la ville, ils expriment aussi leur mécontentement et se livrent aux critiques. La plupart d'entre eux combattent le "football moderne", l'exploitation commerciale du football et les ventes bradées pratiquées dans ce sport, au nom du sacro-saint Business.

En ce qui concerne le soutien des clubs et ses modalités, contrairement à certaines "firms" de hooligans des années '80, les Ultras sont très organisés et ce, malgré les différences de structures entre groupes. Ainsi de nombreux Ultras se retrouvent, pendant la semaine par exemple, dans leurs locaux de supporters ou autres lieux habituels, pour planifier les chorégraphies/animations visuelles (préparer l'organisation pour déployer un grande voile aux couleurs du club ou du groupe en début de match, déployer des drapeaux dans toute la tribune, organiser un "tendu d'écharpes" à l'entrée des joueurs, ou un lancé de papelitos, ou bien encore préparer des tifos avec des sets de table de différentes couleurs, etc) ou bien ils se réunissent en ces lieux simplement pour entretenir leur amitié.
Avant tout, la plupart des Ultras européens cherchent à soutenir leur équipe du mieux possible et de façon créative, tout au long d'un match, de façon visuelle et sonore.

Un peu à la façon des designers, ils cherchent à donner à leur groupe, par une griffe et une symbolique, une sorte "d'identité corporative", une apparence commune qui doit susciter une identité dans le groupe. Certains utilisent cette symbolique pour renvoyer une image de leur pensée "avant-gardiste", notamment via les banderoles et les "chorégraphies", appelées également "animations", que seuls les initiés comprennent (grâce aux codes utilisés dans le milieu) et qui, pour les personnes extérieures, restent inaccessibles si l'on n'a pas une connaissance particulière du contexte.

Ces "animations" sont financées de différentes façons : les uns collectent des dons dans les virages de supporteurs, les autres utilisent les contributions des membres ou du merchandising. Pour l'essentiel, selon les pays, les actions et comportements des Ultras dans le stade ressemblent a des rituels, ils "commentent" et symbolisent les situations de jeu durant le match, à leur manière, tel le fait de balancer les bras en criant de plus en plus fort lors d'un corner, ou de danser et de se lancer dans un "pogo" (qui consiste a sauter de façon désordonnée et en se bousculant).
Les Ultras prônent des qualités telles que la force, le pouvoir, l'aptitude a s'imposer et la virilité. Certains s'amusent à baisser leur pantalon pour montrer son postérieur à l'adversaire en provocation, d'autres aiment faire la fête et chanter fièrement en chœur dans le stade, torse-nu, en particulier en hiver... ce ne sont là que deux exemples de démonstration de leur "idéal de dureté". Il semble que tous les Ultras dans le monde, dont les européens, apprécient l'utilisation de la pyrotechnie comme forme émotionnelle de soutien au club et comme expression de leur propre culture de groupe et pour ajouter un climat impressionnant à leur stade pour l'accueil de leurs adversaires. Pour bien juger le mouvement ultra en Europe, il importe de comprendre que, pour l'ensemble de ses sympathisants, l'utilisation de la pyrotechnie n'est pas dans une optique de violence ni de menace à l'encontre d'autrui. Pour eux, il s'agit d'un aspect stylistique de leur culture, comparable aux chorégraphies et aux chants créatifs, à la différence que cet aspect stylistique joue davantage sur le visuel et l'émotion.

Outre les activités de soutien du club, il s'agit également de présenter sa propre image : quasiment tous les groupes qui surveillent un tant soit peu leur image possèdent soit un site Internet, soit certains publient leurs propres magazines ultras, soit ils diffusent des vidéos de leur groupe sur le web, ou bien encore d'autres développent leur propre collection de vêtement comme signe distinctif d'appartenance au groupe (polos, sweat-shirts, casquettes et écharpes a l'effigie du groupe : nom, logo ou symbole). Par ailleurs, les adeptes du mouvement ultra sont très attachés a l'esprit d'équipe. Ce qui compte pour eux, c'est la solidarité (au sens de la cohésion dans les gradins et tout particulièrement entre eux au sein du groupe, du soutien réciproque et de la confiance dans le groupe), la virilité (c'est-a-dire le courage, la force, l'endurance, l'audace, la loyauté ou le fait de "régner en maître"), le succès triomphal (chorégraphies dans les gradins, chants de stade à la gloire de leur club ou de leur groupe, cris d'encouragement, banderoles, vêtements, etc.) et la souveraineté territoriale (qui signifie que des groupes de supporters peuvent prétendre au pouvoir dans certaines parties du stade ou de la ville, qu'ils se sont symboliquement appropriées).
Il est un élément que les personnes extérieures au mouvement ignorent : fréquemment, les Ultras ne se contentent pas de s'investir dans le football et de profiter de leur place dans le virage, mais ils s'engagent aussi, plus ou moins activement, dans la vie sociale. L'empathie qu'ils manifestent au service de leur ville (par des dons pour les enfants, les malades ou les sans-abris par exemple, ou la lutte contre les maladies graves) est à la hauteur de la décontraction et de "l'arrogance" qu'ils peuvent parfois dégager aux yeux de certains.
Les Ultras aiment leur ville et/ou leur club, indépendamment des personnes qui y occupent une fonction. Mais pour définir leur identité de supporteur, le club a lui seul ne suffit pas : les groupes ultras construisent plutôt eux-même leur identité. Pour eux, le fait d'être ultra va au-delà du simple supporterisme (qui lui consiste à apprécier et encourager le club, chacun à sa manière) : il s'agirait bien plus d'une façon particulière de se positionner dans la vie, d'un mode de vie que l'on choisit.
LIBERTÉ POUR LES ULTRAS !

Mr V
L'origine du mouvement ultra est contestée. De nombreux groupes provenant de divers pays en réclament la création sur la base de leurs dates de fondation. Le niveau de confit et la confusion sont facilités par une tendance contemporaine (principalement en Amérique latine et en Europe) pour classer tous les groupes de supporters ultras comme ouvertement fanatiques. Mais c'est bel et bien en Italie qu'apparaissent les premiers groupes de supporters qui se réclament du mouvement ultra à la fin des années 1960. Il s'est ensuite lentement propagé vers l'Europe de l'Ouest, du Sud-est et l'Europe de l'Est pour atteindre progressivement l'Europe du Nord. Le phénomène de la culture ultra a commencé à proximité des grandes villes (et des grands clubs) et, de là, s'est déployé dans les campagnes (notamment en France, au Danemark, en Pologne, au Portugal et en Espagne).

À chaque fois, lors des grands tournois de football (mondial '82 en Espagne, EURO '84 en France, mondial '90 en Italie ou '98 en France notamment et ainsi de suite), la culture ultra a été transportée par delà les frontieres et elle s'est développée ou renforcée dans d'autres pays, notamment grâce aux médias et retransmissions télé. En conséquence, alors que certains groupes ont déjà derrière eux une histoire de plus de quarante ans et donc des structures bien développées et solides sur lesquelles reposent leurs activités dans les tribunes, les groupes ultras d'autres pays (Royaume-Uni par exemple), plus dispersés, n'existent que depuis le début des années 2000.

Pour certains Ultras, le groupe représente une sorte de famille de substitution, composée pour l'essentiel de "frères". De nombreux Ultras européens éprouvent également le besoin de construire et de créer, d'exercer une influence, de remettre les choses en question et de les faire évoluer. S'ils manifestent certes leur inclination pour le club ou pour la ville, ils expriment aussi leur mécontentement et se livrent aux critiques. La plupart d'entre eux combattent le "football moderne", l'exploitation commerciale du football et les ventes bradées pratiquées dans ce sport, au nom du sacro-saint Business.

En ce qui concerne le soutien des clubs et ses modalités, contrairement à certaines "firms" de hooligans des années '80, les Ultras sont très organisés et ce, malgré les différences de structures entre groupes. Ainsi de nombreux Ultras se retrouvent, pendant la semaine par exemple, dans leurs locaux de supporters ou autres lieux habituels, pour planifier les chorégraphies/animations visuelles (préparer l'organisation pour déployer un grande voile aux couleurs du club ou du groupe en début de match, déployer des drapeaux dans toute la tribune, organiser un "tendu d'écharpes" à l'entrée des joueurs, ou un lancé de papelitos, ou bien encore préparer des tifos avec des sets de table de différentes couleurs, etc) ou bien ils se réunissent en ces lieux simplement pour entretenir leur amitié.
Avant tout, la plupart des Ultras européens cherchent à soutenir leur équipe du mieux possible et de façon créative, tout au long d'un match, de façon visuelle et sonore.

Un peu à la façon des designers, ils cherchent à donner à leur groupe, par une griffe et une symbolique, une sorte "d'identité corporative", une apparence commune qui doit susciter une identité dans le groupe. Certains utilisent cette symbolique pour renvoyer une image de leur pensée "avant-gardiste", notamment via les banderoles et les "chorégraphies", appelées également "animations", que seuls les initiés comprennent (grâce aux codes utilisés dans le milieu) et qui, pour les personnes extérieures, restent inaccessibles si l'on n'a pas une connaissance particulière du contexte.

Ces "animations" sont financées de différentes façons : les uns collectent des dons dans les virages de supporteurs, les autres utilisent les contributions des membres ou du merchandising. Pour l'essentiel, selon les pays, les actions et comportements des Ultras dans le stade ressemblent a des rituels, ils "commentent" et symbolisent les situations de jeu durant le match, à leur manière, tel le fait de balancer les bras en criant de plus en plus fort lors d'un corner, ou de danser et de se lancer dans un "pogo" (qui consiste a sauter de façon désordonnée et en se bousculant).
Les Ultras prônent des qualités telles que la force, le pouvoir, l'aptitude a s'imposer et la virilité. Certains s'amusent à baisser leur pantalon pour montrer son postérieur à l'adversaire en provocation, d'autres aiment faire la fête et chanter fièrement en chœur dans le stade, torse-nu, en particulier en hiver... ce ne sont là que deux exemples de démonstration de leur "idéal de dureté". Il semble que tous les Ultras dans le monde, dont les européens, apprécient l'utilisation de la pyrotechnie comme forme émotionnelle de soutien au club et comme expression de leur propre culture de groupe et pour ajouter un climat impressionnant à leur stade pour l'accueil de leurs adversaires. Pour bien juger le mouvement ultra en Europe, il importe de comprendre que, pour l'ensemble de ses sympathisants, l'utilisation de la pyrotechnie n'est pas dans une optique de violence ni de menace à l'encontre d'autrui. Pour eux, il s'agit d'un aspect stylistique de leur culture, comparable aux chorégraphies et aux chants créatifs, à la différence que cet aspect stylistique joue davantage sur le visuel et l'émotion.

Outre les activités de soutien du club, il s'agit également de présenter sa propre image : quasiment tous les groupes qui surveillent un tant soit peu leur image possèdent soit un site Internet, soit certains publient leurs propres magazines ultras, soit ils diffusent des vidéos de leur groupe sur le web, ou bien encore d'autres développent leur propre collection de vêtement comme signe distinctif d'appartenance au groupe (polos, sweat-shirts, casquettes et écharpes a l'effigie du groupe : nom, logo ou symbole). Par ailleurs, les adeptes du mouvement ultra sont très attachés a l'esprit d'équipe. Ce qui compte pour eux, c'est la solidarité (au sens de la cohésion dans les gradins et tout particulièrement entre eux au sein du groupe, du soutien réciproque et de la confiance dans le groupe), la virilité (c'est-a-dire le courage, la force, l'endurance, l'audace, la loyauté ou le fait de "régner en maître"), le succès triomphal (chorégraphies dans les gradins, chants de stade à la gloire de leur club ou de leur groupe, cris d'encouragement, banderoles, vêtements, etc.) et la souveraineté territoriale (qui signifie que des groupes de supporters peuvent prétendre au pouvoir dans certaines parties du stade ou de la ville, qu'ils se sont symboliquement appropriées).
Il est un élément que les personnes extérieures au mouvement ignorent : fréquemment, les Ultras ne se contentent pas de s'investir dans le football et de profiter de leur place dans le virage, mais ils s'engagent aussi, plus ou moins activement, dans la vie sociale. L'empathie qu'ils manifestent au service de leur ville (par des dons pour les enfants, les malades ou les sans-abris par exemple, ou la lutte contre les maladies graves) est à la hauteur de la décontraction et de "l'arrogance" qu'ils peuvent parfois dégager aux yeux de certains.
Les Ultras aiment leur ville et/ou leur club, indépendamment des personnes qui y occupent une fonction. Mais pour définir leur identité de supporteur, le club a lui seul ne suffit pas : les groupes ultras construisent plutôt eux-même leur identité. Pour eux, le fait d'être ultra va au-delà du simple supporterisme (qui lui consiste à apprécier et encourager le club, chacun à sa manière) : il s'agirait bien plus d'une façon particulière de se positionner dans la vie, d'un mode de vie que l'on choisit.
LIBERTÉ POUR LES ULTRAS !

Mr V
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