Le 4-3 contre Le Havre a laissé des traces bien au-delà du tableau d’affichage. Menée 4-0, l’OM a encaissé trois buts en une douzaine de minutes face au dernier du classement, et Neal Maupay comme Angel Gomes ont été sifflés par le Vélodrome, selon L’Équipe. Au micro, Bruno Genesio s’est pourtant montré plutôt clément avec les deux hommes : « Maupay et Gomes, j’ai vu des attitudes qui me conviennent. »
Un discours public rassurant, un autre en coulisses
Le contraste est la partie la plus intéressante du dossier. Toujours selon L’Équipe, le message délivré en interne aurait été sensiblement différent de celui livré aux caméras. La Provence va dans le même sens et indique que l’entraîneur aurait dit à trois cadres, Maupay, Gomes et Garcia, qu’ils n’avaient « rien montré » en fin de rencontre. Maupay a de son côté touché le ballon de la main dans sa surface dans le temps additionnel, une action qui aurait pu valoir un penalty aux Normands.
Si ces informations se confirment, Genesio aurait donc choisi de protéger ses cadres devant les micros tout en leur adressant un reproche appuyé à l’abri des regards. Ce partage des rôles n’a rien d’inhabituel dans un vestiaire. Un entraîneur qui expose publiquement ses leaders prend le risque de les fragiliser, alors qu’il compte sur eux pour finir les matches.
Deux poids, deux mesures pour les plus jeunes
Le traitement réservé aux jeunes est très différent. Selon La Provence, Keyliane Abdallah a été rétrogradé en réserve, et Nouhoum Kamissoko a été publiquement pointé du doigt. Les cadres, eux, gardent leur place : aucune sanction officielle n’a été annoncée pour Maupay, Gomes ou Garcia, alors que le coach a visiblement été agacé par la fin de match. Le Phocéen précise d’ailleurs que le staff a relevé une certaine impatience chez plusieurs joueurs de l’effectif.
Cette différence pourrait nourrir des questions si la même séquence se reproduit. À Marseille, où l’exigence est permanente, un message sévère en privé et indulgent en public ne tient que tant que les résultats suivent. Le calendrier offrira vite un premier test : Toulouse se présente au Vélodrome dimanche, avant le déplacement à Leverkusen en Ligue Europa, et la réaction des cadres dira si le message de coulisses a été reçu.

