Le dossier Igor Paixão n’est pas refermé. Fin août, Sunderland était, selon la presse, tout proche de boucler l’arrivée de l’ailier brésilien pour 30 M€, avant que l’opération ne capote au dernier moment. Deux mois plus tard, le contexte a changé : l’OM est sous contrainte financière, et le joueur a confié à Canal+ qu’il quitterait Marseille, cet hiver ou l’été prochain.
Une opération qui a failli aboutir
Pendant le mercato estival, Sunderland aurait transmis à l’OM une proposition de l’ordre de 30 M€, avec un accord verbal présenté comme proche et un feu vert du joueur. Frank McCourt aurait été séduit par le chèque, mais la direction sportive et le staff marseillais se seraient opposés à la vente. Le transfert a échoué avant la fin du marché, laissant le joueur en suspens, et Genesio a évoqué un joueur qui n’aurait pas encore digéré cet échec.
Le montant n’a rien d’anodin. Paixão a été recruté à Feyenoord à l’été 2025 pour 30 M€ fixes, auxquels pourraient s’ajouter jusqu’à 5 M€ de bonus. Une revente à 30 M€ reviendrait à récupérer la somme fixe versée un an plus tôt, pour un joueur lié à Marseille, selon les informations disponibles, jusqu’en 2030.
Un contexte qui pousse à vendre
L’OM chercherait à réaliser plusieurs ventes d’ici le 30 juin 2027, dans un climat où les renforts sont limités. Un départ en janvier permettrait d’alléger la masse salariale sur la deuxième moitié de saison, un argument qui compte dans cette période d’austérité. Du côté de Sunderland, la situation sportive pourrait aussi pousser à agir : le club serait dernier de Premier League, avec une seule victoire en huit journées, et chercherait des renforts au mercato d’hiver.
Rien n’indique qu’une nouvelle offre ait été déposée à ce stade, et aucun des clubs ne s’est exprimé. Mais les ingrédients sont réunis : un joueur qui veut partir, un acheteur qui l’a déjà voulu, un club qui doit équilibrer ses comptes. Reste à savoir si le prix suivra, et si Marseille acceptera de céder son ailier au même tarif qu’en août. Janvier dira si Sunderland revient avec le même chèque, ou si l’OM, cette fois, dit oui.

