Quatre buts encaissés sur coup de pied arrêté en huit matchs, et autant de scénarios différents. Avant le déplacement à Angers dimanche (15h), l’OM traîne une faiblesse que Bruno Genesio a lui-même désignée après l’Olympiakos : « une faiblesse sur coup de pied arrêtés qui nous coûte très, très chère ». Le relevé montre pourtant des failles distinctes, et pas une seule.
Quatre buts, quatre histoires
À Monaco, le 30 août, Paris Brunner a repris de la tête au second poteau, dès la 13e minute, après un ballon perdu et un centre de Golovin. Six jours plus tard, au Paris FC, un penalty sifflé à la 86e pour une main de CJ Egan-Riley dans sa surface a fait basculer le match (3-2). Le 17 septembre, à Besiktas, Amir Murillo a conclu un corner d’Orkun Kökçü à la 59e minute (4-1). Jeudi, face à l’Olympiakos, Santiago Hezze a remporté un duel aérien après un corner joué court, juste avant la pause : c’était le seul but du match.
Ces quatre buts pèsent environ 31 % des 13 encaissés dans toutes les compétitions, les neuf autres étant venus du jeu ouvert. Deux ont scellé des défaites.
Marquage, zone, naïveté
L’analyste Pascal Grosbois y voit un cumul de défauts : manque de concentration, de détermination et de confiance, mais aussi « une certaine forme de naïveté ». Selon lui, quatre joueurs placés en zone doivent couper l’élan des adversaires, et le premier rideau doit être irréprochable. Sur le but de l’Olympiakos, Aguerd a été dépassé par un adversaire lancé, et Abdelli s’est laissé battre trop facilement. Les marquages, ajoute-t-il, doivent être mieux coordonnés.
Genesio a élargi le constat en conférence de presse : « On manque cruellement d’engagement dans les deux surfaces. » L’OM n’est d’ailleurs pas plus dangereux sur ses propres coups de pied arrêtés. Reste à voir si les ajustements travaillés cette semaine se verront à Angers, où chaque détail défensif comptera pour une équipe qui n’a gagné que deux de ses huit derniers matchs.

