Le répit aura été court. Quatre jours après sa victoire à Troyes, l’OM a de nouveau connu la défaite, ce jeudi contre l’Olympiakos au Vélodrome (0-1). Un revers frustrant pour les joueurs de Bruno Génésio, qui ont suffisamment entrepris pour espérer un autre résultat, mais ont buté sur un excellent Stefan Ortega. Punis avant la pause par Santiago Hezze, les Marseillais ont poursuivi leurs efforts sans trouver l’égalisation. Après la lourde défaite à Besiktas (1-4), cette deuxième soirée européenne laisse surtout des regrets.
Marseille puni au moment où il prenait confiance
L’entame n’avait pourtant rien d’emballant. Entre imprécisions techniques et initiatives trop timides, l’OM peinait à donner du rythme à ses attaques. Puis les échanges devenaient plus fluides, avec Angel Gomes à la manœuvre et Keyliane Abdallah pour inquiéter la défense grecque. Contré après une belle combinaison collective (24e), le jeune Marseillais obligeait ensuite Ortega à détourner une demi-volée en corner (37e). Gomes disposait lui aussi d’une possibilité de frapper, mais tardait à se décider.
Alors que Marseille semblait enfin prendre l’ascendant, l’Olympiakos exploitait un coup de pied arrêté. Sur un corner joué à deux, Chiquinho déposait son centre sur la tête d’Hezze, vainqueur de son duel avec Nayef Aguerd pour tromper Jeffrey de Lange (42e). Les Grecs avaient peu menacé jusque-là. Il leur suffisait pourtant d’une action bien exécutée pour rejoindre les vestiaires en tête, laissant les Olympiens mesurer le prix de leurs occasions manquées.
Ortega ferme la porte, les changements ne suffisent pas
Plus entreprenant après la pause, Igor Paixão tentait de provoquer le déclic. Sa première frappe était captée (49e), puis le Brésilien ouvrait trop son pied après un une-deux avec Gomes (60e). Le moment charnière survenait quelques minutes plus tard : Ortega repoussait successivement les tentatives de Timothy Weah et de Paixão dans la même action (66e). Le gardien grec intervenait encore devant Amine Harit (71e). Marseille insistait, mais chaque occasion renforçait l’impression d’une soirée sans récompense.
Les entrées de Harit, Amine Gouiri puis Faris Moumbagna n’ont finalement pas permis de forcer le verrou. L’OM a montré davantage que lors de son déplacement en Turquie, sans parvenir à convertir cette amélioration en points. Génésio pourra retenir les situations créées ; il devra surtout trouver comment les concrétiser. Avec deux défaites en deux rencontres, Marseille se rendra à Sturm Graz jeudi prochain sous une pression accrue. Le succès de Troyes avait permis de respirer. En Europe, tout reste à faire.

