Bruno Genesio savait qu’il arrivait dans un club fragilisé. Il avait suivi à distance la fin de saison précédente, les tensions internes, les sanctions et les épisodes de crise. Mais selon La Provence, l’entraîneur de l’OM aurait découvert en juillet un groupe encore plus profondément atteint qu’il ne l’imaginait.
Des traces laissées par la saison passée
Le technicien avait observé les sermons de Medhi Benatia, les conflits entre le staff et certains joueurs ou encore les scènes de tension autour du vestiaire. Raphaël Pesenti, préparateur mental, estime que l’environnement marseillais a encore accentué une pression déjà naturellement très forte. « Pour aider son joueur, un dirigeant doit lui retirer de la pression, mais là, ils ont fait tout l’inverse », explique-t-il.
Selon lui, l’usage répété du réflexe « erreur-sanction » a pu installer une peur de mal faire. « Les joueurs veulent à tout prix éviter l’erreur et prennent moins d’initiatives », ajoute-t-il.
Genesio doit maintenant réparer
Le problème ne s’est pas dissipé pendant l’été. Le mercato chaotique, les joueurs poussés vers la sortie puis parfois conservés et les cinq défaites consécutives ont rajouté du poids. Genesio reconnaît lui-même « un aspect mental sur lequel nous devons nous améliorer ». Son constat est simple : quand l’OM contrôle, tout fonctionne mieux, mais « dès qu’un petit grain de sable » apparaît, certains fondamentaux sont oubliés. Le chantier dépasse donc largement le terrain.

