Le schéma revient régulièrement depuis le début de saison. L’OM maîtrise une partie de son match, puis un événement négatif suffit à désorganiser l’ensemble. Bruno Genesio a lui-même identifié ce basculement : « Dès qu’un petit grain de sable vient perturber le résultat ou ce que nous espérions, nous avons tendance à oublier certains fondamentaux. »
La peur de l’erreur s’installe
Raphaël Pesenti relie ce phénomène à ce que le groupe a vécu lors de la saison précédente. Selon le préparateur mental, les joueurs ont trop souvent évolué dans une logique où chaque erreur pouvait déboucher sur une sanction. « Conséquence, les joueurs veulent à tout prix éviter l’erreur et prennent moins d’initiatives », explique-t-il.
Dans les moments à forte charge émotionnelle, un autre phénomène apparaît. Les joueurs peuvent commencer à penser aux conséquences du résultat au lieu de rester concentrés sur l’action en cours. Cela peut provoquer des pertes de lucidité et des décisions précipitées.
Le PSG en a donné un exemple
L’égalisation contre le PSG en est une illustration. Marseille venait de revenir à 1-1, mais n’a tenu que trois minutes avant d’encaisser de nouveau. Genesio avait déjà pointé cette tendance à « vouloir se précipiter » lorsqu’un match change de scénario.
Le problème devient alors circulaire : la peur de mal faire produit des erreurs, les erreurs nourrissent les défaites, et les défaites renforcent encore la méfiance. C’est précisément ce mécanisme que Genesio tente aujourd’hui de casser.

