L’OM aurait facilement pu désigner un responsable après la défaite contre le Paris FC (2-3). CJ Egan-Riley a concédé le penalty décisif, tandis que Nayef Aguerd a souffert pour son retour dans le onze. Bruno Genesio a pourtant refusé de réduire les difficultés marseillaises aux erreurs de ses défenseurs. L’entraîneur considère que son projet de jeu les a également placés dans des situations particulièrement exposées.
Genesio assume les risques de son pressing
« Je demande à mon équipe de presser haut, de défendre beaucoup en avançant, ce qui expose forcément les deux centraux, mais c’est ma responsabilité », a reconnu Genesio en conférence de presse. Son constat dépasse donc les défaillances individuelles. Le pressing marseillais a trop souvent été déclenché en retard ou sans couverture suffisante.
Le technicien a également protégé Egan-Riley. Pour Genesio, la main de l’Anglais sur la frappe de Moses Simon reste un fait de jeu. Marseille avait surtout manqué de lucidité avant cette action, alors que le score était encore de 2-2. L’équipe s’est affolée, a ralenti certaines transmissions et perdu son équilibre au moment de repartir vers l’avant.
Une correction attendue dès Rennes
Genesio doit désormais préserver ses intentions offensives sans abandonner ses défenseurs dans de grands espaces. Le déplacement à Rennes offrira un premier test à ces ajustements. L’entraîneur sait que ses demandes comportent des risques, mais il estime également que ses joueurs doivent mieux identifier les moments où presser et ceux où reculer en bloc. En assumant publiquement sa responsabilité, il protège son groupe. Il lui appartient maintenant de corriger le problème qu’il vient lui-même de diagnostiquer.

