Élie Baup connaît très bien le type de saison que Bruno Genesio s’apprête à vivre. En 2012-2013, l’OM avait lui aussi dû composer avec un effectif réduit, plusieurs départs et des contraintes économiques fortes. « C’est un peu identique, avec le noyau qui était resté, des joueurs qui partaient tout le mois d’août », se souvient l’ancien entraîneur marseillais.
Un choix stratégique qui avait payé
Baup avait alors privilégié une ossature stable en championnat. « On avait fait le choix de garder une ossature, une équipe-type, pour le championnat, avec l’objectif de se qualifier pour la Ligue des champions », raconte-t-il. Le pari avait fonctionné : l’OM avait remporté ses six premiers matches et terminé deuxième de Ligue 1, retrouvant au passage les revenus de la C1.
La campagne européenne avait été moins brillante, conséquence assumée d’une hiérarchie claire dans les priorités. « Il fallait trouver du rendement, faire un choix stratégique qui n’était pas le plus flamboyant », explique Baup. Un discours qui résonne forcément avec l’OM actuel, privé de recrutement et obligé de gérer un groupe court.
Genesio n’en est pas encore au moment de choisir
Baup estime toutefois que le moment n’est pas encore venu de sacrifier quoi que ce soit. « Ce n’est pas encore l’heure de faire un choix ou de calculer », prévient-il. Pour lui, Genesio doit d’abord installer une équipe-type, consolider ses automatismes et donner de la continuité à ses idées. Le précédent de 2013 peut inspirer Marseille, mais seulement une fois les fondations actuelles réellement posées.

