Bruno Genesio connaît le danger que représente une équipe parisienne lancée dans les espaces. Dimanche soir, reculer peut sembler le moyen le plus sûr de protéger ses défenseurs. Mais les dernières rencontres marseillaises ont montré qu’abandonner du terrain crée un autre problème : l’OM peine alors à ressortir et à tenir le ballon loin de sa surface.
Défendre bas risque d’isoler l’attaque
Dans son analyse d’avant-match publiée par L’Équipe, Anthony Clément décrit ce dilemme. Lorsque Marseille se replie pour limiter les courses dans le dos de sa défense, ses milieux doivent parcourir davantage de terrain avant de pouvoir soutenir Amine Gouiri. La récupération du ballon ne débouche pas forcément sur une attaque. Face au pressing parisien, des sorties trop courtes offriraient même de nouvelles possessions au PSG.
Genesio peut choisir d’avancer son équipe afin de rapprocher ses joueurs offensifs et de contester la relance adverse. Cela suppose toutefois une défense capable de gérer les appels dans la profondeur. Or Marseille a souvent perdu sa maîtrise après des périodes encourageantes, notamment contre Beşiktaş. Presser Paris par séquences paraît envisageable ; maintenir cette hauteur pendant tout le match demanderait une rigueur que l’OM n’a pas encore démontrée cette saison.
Trouver une distance que l’OM peut tenir
L’enjeu ne consiste donc pas à choisir une hauteur de bloc une fois pour toutes. Marseille devra reconnaître les moments où il peut presser, puis se replacer sans laisser ses lignes s’étirer. Pierre-Emile Højbjerg et son partenaire au milieu auront un rôle central dans ces ajustements. Contre le PSG, quelques mètres peuvent décider si l’OM récupère le ballon avec des solutions devant lui ou s’il doit encore défendre une attaque parisienne.

